Après la désillusion du Mondial 2018, l’Italie a tout fait pour réussir cet Euro

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Absente du Mondial 2018 en Russie, l’Italie renaît sous les ordres de Roberto Mancini. Faciles vainqueurs de la Turquie en ouverture de l’Euro (3-0), les Italiens défient les Suisses ce mercredi.

Après avoir touché le fond, la sélectionne italienne est en reconstruction. Absents du Mondial 2018, les Italiens remontent peu à peu la pente, faisant même aussi d’outsider, voire de favoris, pour cet Euro 2020. Vainqueurs de la Turquie lors du match d’ouverture à Rome (3-0), vendredi dernier, les Transalpins affrontent ce mercredi la Suisse, pour confirmer sa renaissance, et valider son billet pour les huitièmes de finale. Un beau parcours lors de ce championnat d’Europe traduirait le processus vertueux enclenché depuis le printemps 2018, date de la nomination de Roberto Mancini à la tête de la Squadra Azzura.

La dernière défaite de l’Italie en match officiel date de septembre 2018 et un revers encaissé face au Portugal (1-0). Depuis, elle reste sur une série de 28 rencontres sans défaite. L’ancien entraîneur de Manchester City a su insuffler une véritable philosophie de jeu, chose assez rare dans le football de sélections, au sein d’un groupe qui mêle jeunesse et expérience. Sur les 26 retenus par le technicien italien, neuf étaient de la déroute face à la Suède en 2018, dont cinq titulaires. Mancini a donc choisi de conserver un groupe rodé, avec des cadres comme Bonucci, Chiellini, ou Ciro Immobile. Au milieu de cette expérience, des jeunes loups, des promesses pour le football. Manuel Locatelli (23 ans), Nicolo Barella (24 ans), ou encore Federico Chiesa (23 ans), sont déjà des cadres de cette sélection.

Une Squadra Azzura plus si italienne

Mais l’un des principaux changements vient aussi du côté tactique. Les Italiens ont abandonné leur chère défense à trois pour passer à quatre défenseurs. Une mini-révolution qui pourrait presque étonner puisque ce schéma à trois est de plus en plus en vogue une saison ou deux dans les championnats européens. Avec un pressing très haut imposé par Mancini, l’Italie se veut une nation offensive, là encore reniant son traditionnel «catenaccio», un peu passé de mode. Ils ont inscrit 37 buts sur les éliminatoires de cet Euro, à égalité avec l’Angleterre et seulement devancés par l’armada belge. Cette attaque de feu est soutenue par un milieu à trois dont le duo Jorginho-Verratti est la plaque angulaire. Un troisième homme vient se greffer à cette paire qui a engrangé beaucoup d’automatismes.

Si l’Italie manque peut-être d’un peu d’expérience, voire de talents à certains postes clés, elle peut se reposer sur une cohérence presque infaillible. Les Italiens ont encore pu montrer toute cette unité vendredi dernier en disposant facilement des Turcs, 3-0, au Stadio Olimpico à Rome. Ils ont une nouvelle occasion de frapper un coup en s’imposant face aux Suisses mercredi, toujours dans la cité romaine. Il faudra bien compter sur la Squadra Azzura cet été.

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