Athlétisme – En 10 »63, Shelly-Ann Fraser-Pryce devient la deuxième femme la plus rapide de l’histoire

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Shelly-Ann Fraser-Pryce a frappé un grand coup à un mois et demi du début des Jeux olympiques à Tokyo (23 juillet – 8 août). La championne du monde en titre et double championne olympique du 100m (2008 et 2012), âgée de 34 ans, est entrée dans l’histoire en signant un temps canon de 10’’63. Seule l’Américaine Florence Griffith-Joyner, décédée, sur laquelle pèsent de forts soupçons de dopage, avait réussi à faire mieux que la Jamaïcaine avec notamment son record du monde en 10’’49 établi en 1988. Après les exploits de la jeune américaine Sha’Carri Richardson (10’’72 en avril), Fraser-Pryce a rappelé qu’il faudrait compter sur elle à Tokyo cet été, avec ce nouveau record personnel (l’ancien datait de 2012 avec 10’’70).

«Je sais à quel point c’est mérité (…) Tu es officiellement la femme la plus rapide encore en vie»

Carmelita Jeter

Fraser-Pryce devient la 2e performeuse de tous les temps devant l’Américaine Carmelita Jeter (10.64 en 2009), qui l’a immédiatement félicitée. «Je sais à quel point c’est mérité. Tu es revenue après avoir donné naissance à un enfant et montré au monde à quel point tu es talentueuse et passionnée. Tu es officiellement la femme la plus rapide encore en vie», a tweeté Jeter, athlète retraitée. Shelly-Ann Fraser-Pryce complète avec ce chrono un palmarès hors norme : elle compte à 35 ans six médailles olympiques dont deux titres sur 100m, et dix médailles mondiales dont quatre titres sur 100m et un sur 200m. Malgré cela la discrète Jamaïcaine a longtemps vécu dans l’ombre imposante de son compatriote Usain Bolt.

Originaire de Waterhouse, ghetto de Kingston marqué par la violence, Fraser-Pryce a donné naissance à son fils Zyon le 7 août 2017, pas de quoi l’empêcher de revenir encore plus forte. Elle consacre du temps aux œuvres de charité, étant d’ailleurs ambassadrice de l’Unicef, où elle milite en faveur de meilleures conditions pour les accouchements en Jamaïque, ou pour de meilleures informations sur l’allaitement maternel. Seule ombre au tableau, elle avait été suspendue six mois pour dopage à l’oxycodone (opioïde) en 2010.

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