Attaque au couteau près de Nantes : une policière gravement blessée, le suspect arrêté est mort

France

Publié le : Modifié le :

Une policière municipale a été gravement blessée vendredi 28 mai au matin dans une agression au couteau à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. Le suspect, qui avait pris la fuite puis avait été interpellé, est mort, selon des sources proches de l’enquête.

Publicité

Une policière municipale a été gravement blessée vendredi 28 mai au matin dans une agression au couteau à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. Selon la gendarmerie, le suspect, qui avait pris la fuite à pied, a été arrêté.

L’homme interpellé est mort, a-t-on appris de sources proches du dossier. Il avait été arrêté après un échange de coups de feu durant lequel deux gendarmes ont été blessés, notamment à la main et au bras. Il avait « un profil hybride, radicalisé et malade psychiatrique très lourd », a indiqué une source proche du dossier.

« Les gendarmes ont neutralisé l’individu suspecté de l’agression au couteau de la policière municipale de La Chapelle-sur-Erdre », a confirmé sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui est attendu sur place. La policière, dont le pronostic vital est engagé, a été blessée dans les locaux de la police municipale.

Quelque 80 gendarmes, dont l’antenne du GIGN de Nantes, avaient été déployés pour retrouver l’auteur des faits, ainsi que deux hélicoptères, trois équipes cynophiles et un escadron de gendarmes mobiles.

La piste terroriste n’a pas été confirmée dans l’immédiat. Contacté par l’AFP, le parquet de Nantes n’a pas donné suite.

Cette attaque intervient un peu plus d’un mois après celle de Rambouillet (Yvelines), au cours de laquelle une fonctionnaire de police a été tuée au couteau à la gorge par un homme, abattu par balles par un policier, au sein du commissariat.

« Acte lâche et barbare »

« Mes pensées vont à la policière attaquée ce matin à La Chapelle-sur-Erdre et à sa famille. L’horreur de cette nouvelle agression doit conduire à un sursaut national pour protéger ceux qui nous protègent », a réagi sur Twitter Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

« Plus que jamais, les forces de sécurité doivent être soutenues par des moyens mais aussi des mesures législatives protectrices », a indiqué l’ancien ministre François de Rugy (LREM).

Plusieurs membres des forces de l’ordre ont trouvé la mort depuis 2012 en France dans des attaques, le plus souvent commises au nom du jihad.

Le 3 octobre 2019, un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, converti depuis une dizaine d’années à l’islam, avait poignardé à mort trois policiers et un agent administratif dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris avant d’être tué.

Auparavant, le groupe État islamique avait revendiqué la mort en mars 2018 du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, 45 ans, mortellement blessé par le jihadiste Radouane Lakdim dans un supermarché de Trèbes (Aude) et du policier Xavier Jugelé en avril 2017 sur les Champs-Élysées.

En juin 2016, un policier et sa compagne, secrétaire au commissariat de Mantes-la-Jolie, avaient été tués à coups de couteau à Magnanville (Yvelines) par un homme affirmant agir au nom du groupe État islamique.

Avec AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *