Attaque près de Nantes : une policière gravement blessée, l’assaillant décédé

France

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Une policière municipale a été gravement blessée, vendredi matin, dans une agression au couteau à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. L’agresseur, radicalisé et malade psychiatrique très lourd, est décédé suite à son interpellation.

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Une policière municipale a été gravement blessée, vendredi 28 mai, dans une agression au couteau à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. L’agresseur, interpellé après un échange de coups de feu, a succombé à ses blessures.

Deux gendarmes ont été blessés, notamment à la main et au bras, selon la gendarmerie. Un troisième gendarme était en état de choc. La policière, dont le pronostic vital est engagé, a été blessée dans les locaux de la police municipale, selon la gendarmerie. Elle « survivra manifestement à ses blessures », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a fait le déplacement sur les lieux.

« Radicalisé et malade psychiatrique très lourd »

L’assaillant était fiché pour radicalisation, a indiqué sur place le ministre de l’Intérieur. Il avait « un profil hybride, radicalisé et malade psychiatrique très lourd », a indiqué une source proche du dossier. 

« Cet individu, Français né en France, une quarantaine d’années, est connu des services de police, sortait de prison et en 2016 il avait été signalé pour une pratique rigoriste de l’islam, pour radicalisation et ainsi inscrit au fichier FSPRT » (Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), a déclaré Gérald Darmanin, précisant que l’assaillant « avait agressé » les gendarmes « en tirant sur eux », lesquels « ont riposté ». L’individu, diagnostiqué schizophrène sévère, suivait un traitement médical et faisait l’objet d’un suivi sanitaire, a précisé le ministre.

Né en 1981 à Saint-Nazaire, le suspect avait été condamné pour un fait de droit commun, sans lien avec le terrorisme et était sorti de prison en mars dernier. 

La piste terroriste n’a pas été confirmée. Contacté par l’AFP, le parquet de Nantes n’a pas donné suite.

Chasse à l’homme

D’après un photographe de l’AFP présent sur les lieux, une dizaine de détonations en deux salves ont retenti près de la brigade de gendarmerie, dans une zone d’habitation. 

Une témoin a indiqué avoir vu un homme en civil au sol entouré de gendarmes, près de la gendarmerie de La Chapelle-sur-Erdre, après un échange de tirs.

Quatre-vingt gendarmes, dont l’antenne du GIGN de Nantes, ont été déployés pour retrouver l’auteur des faits qui s’était enfui après l’agression avec l’arme de la policière. Deux hélicoptères survolaient la zone. Les écoles aux alentours avaient été sécurisées. Trois équipes cynophiles et un escadron de gendarmes mobiles ont participé aux recherches. 

« Protéger ceux qui nous protègent »

« Mes pensées vont à la policière attaquée ce matin à La Chapelle-sur-Erdre et à sa famille. L’horreur de cette nouvelle agression doit conduire à un sursaut national pour protéger ceux qui nous protègent », a réagi sur Twitter Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a également apporté son « soutien à la policière (…) violemment attaquée dans l’exercice de ses fonctions. Courage à ses proches, ses collègues qui affrontent cette épreuve ».

« Plus que jamais, les forces de sécurité doivent être soutenues par des moyens mais aussi des mesures législatives protectrices », a indiqué l’ancien ministre François de Rugy (LREM).

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI et candidat à l’Élysée, s’est pour sa part offusqué : « Comment un malade atteint de schizophrénie a-t-il pu être abandonné sans accompagnement médical ? 31 000 lits de psychiatrie de moins en 30 ans : voilà le résultat ».

Avec AFP et Reuters

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