Auto/Moto – GP d’Azerbaïdjan : ils sont attendus au tournant

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Leclerc en quête de rédemption
Mercedes (Lewis Hamilton 7e, abandon pour Valtteri Bottas) n’est pas seule à avoir connu un dernier GP à oublier à Monaco. Charles Leclerc (Ferrari), décidément malchanceux dans ses rues, est passé par tous les états, pour finir par une cruelle déception. Le Monégasque a décroché la pole position mais s’est crashé à la fin des qualifications, puis un problème mécanique l’a empêché de prendre le départ. A-t-il ressassé pendant les deux dernières semaines ou est-il passé à autre chose ? «C’est digéré, assure-t-il. J’essaye toujours d’oublier le plus vite possible, même si j’apprends aussi car il y a toujours des choses à apprendre. Je voulais tellement cette pole, j’ai tout donné, trop attaqué, et ça m’a coûté mon départ. C’est dommage mais je regarde vers l’avenir.»

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Bottas n’abandonne pas
Drôle de mésaventure pour Valtteri Bottas en Principauté: un écrou fixant une de ses roues s’est cassé pendant un arrêt au stand, empêchant de la changer et le contraignant à l’abandon… Quarante-trois heures plus tard, Mercedes en est venu à bout, mais ça ne devait pas être le seul retard pour le Finlandais, bloqué à l’aéroport pendant plus de cinq heures dans son pays natal jeudi, alors qu’il devait rejoindre Bakou. Pas de quoi l’inquiéter pour le GP toutefois, dit-il: «On est déjà bien préparé. On a quelques réunions le jeudi mais j’espère arriver dans la soirée, donc on aura suffisamment de temps.» Pour ce qui est de sa déception monégasque, «ça a pris quelques jours à digérer, surtout en n’ayant pas eu le meilleur début de saison», admet-il. «Ma force mentale est testée, il faut rebondir, mais abandonner n’est pas mon genre.»

Le duel McLaren-Ferrari
Il n’y a pas que Mercedes et Red Bull dans la vie. Le duel pour la 3e place chez les constructeurs est tout aussi intéressant que celui pour la 1re. Les protagonistes, McLaren et Ferrari, se tiennent en 4 points au classement des constructeurs et débarquent en Azerbaïdjan après des prouesses à Monaco (Carlos Sainz Jr 2e pour la Scuderia, Lando Norris 3e pour sa rivale britannique). Sur un tracé qui a offert quelques surprises sur ses podiums (Sergio Pérez 3e pour Force India en 2016 et 2018, Lance Stroll 3e pour Williams en 2017), il pourrait de nouveau y avoir un coup à jouer. Avantage a priori à l’écurie de Woking (Royaume-Uni) sur la portion rapide du circuit, grâce à son moteur Mercedes.

Vettel (re)lancé
«Nous arrivons ici après un bon week-end à Monaco et nous voulons continuer sur cette lancée», annonce Sebastian Vettel, dont l’association avec Aston Martin, débutée cette saison, semble enfin porter ses fruits. En Principauté, le quadruple champion du monde 2010-2013, qui a connu un passage à vide chez Ferrari en 2020, a signé ses meilleurs résultats depuis novembre dernier en qualifications (8e) et en course (5e). Suffisant pour espérer retrouver l’Allemand d’antan ?

Le vent
Les rafales de vent sont souvent actrices des GP dans les rues de Bakou. Ce devrait être le cas encore cette semaine. Sous les températures estivales, «on attend des vents forts dimanche et ça pourrait rendre les choses encore plus excitantes», estime le promoteur de la course, Arif Rahimov. «Ca rend les voitures super difficiles à rouler», explique Pierre Gasly (AlphaTauri). «Tu prends des repères, tu t’adaptes à chaque tour, mais il y a un tour où tu prends 20 km/h de vent derrière et ça te donne une certaine +balance+ (équilibre, ndlr) et un certain point de freinage, et le tour d’après, si tu n’as pas cette rafale, c’est très différent. Tu ne les sens pas arriver et, du coup, c’est trop tard.»

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