Basket – NBA – Play-offs NBA: les Bucks corrigent le Heat, Denver égalise

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C’est ce qui s’appelle envoyer un message. A toute la ligue. Les Bucks, tête de série N.3, qui avaient arraché au forceps une première victoire samedi (109-107) après prolongation, ont conservé le bon état d’esprit combatif indispensable pour les joutes printanières. Au contraire d’une équipe du Heat en perdition, elle qu’on ne présente pourtant plus pour ce qui est de puiser dans ce supplément d’âme. Il n’y avait qu’à voir la mine déconfite de leur président Pat Riley derrière son masque en tribunes, pour comprendre à quel point les Floridiens sont passés à côté de ce match N.2, en défense notamment. Il faut évidemment en donner le mérite à Milwaukee qui en a certes profité, mais en délivrant certainement la première période la plus aboutie de sa saison, ponctuée sur le score de 78-51, notamment alimentée par 15 paniers à trois points (sur 29 tentés), record de franchise en prime.

Au final, la franchise du Wisconsin, en quête d’un deuxième sacre NBA 50 ans après le première bague glanée par les légendaires Lew Alcindor, futur Kareem Abdul-Jabbar, et Oscar Robertson, a planté 22 banderilles à longue distance (sur 53), dont six par l’étonnant Bryn Forbes, particulièrement rentable en sortie de banc (22 pts). Dans ces conditions favorables, Giannis Antetokounmpo n’a eu aucun mal à faire parler sa puissance (31 pts, 13 rbds, 6 passes, 2 interceptions), malgré deux vilains plaquages, certes sans dommages, infligés au 3e quart-temps par Trevor Ariza et Nemanja Bjelica, qui se sont manifestement trompés de sport. En se relevant la deuxième fois, le «Greek Freak» a lui confondu ballon de basket avec ballon de foot, en faisant une petite série de jongles pour s’amuser, ce qui a ravi ses fans.

Dans ces conditions favorables, Giannis Antetokounmpo n’a eu aucun mal à faire parler sa puissance (31 pts, 13 rbds, 6 passes, 2 interceptions), malgré deux vilains plaquages, certes sans dommages, infligés au 3e quart-temps par Trevor Ariza et Nemanja Bjelica, qui se sont manifestement trompés de sport. En se relevant la deuxième fois, le «Greek Freak» a lui confondu ballon de basket avec ballon de foot, en faisant une petite série de jongles pour s’amuser, ce qui a ravi ses fans.

Côté Miami, bien peu de choses sont à sauver de cette grosse contre-performance, sinon les vains efforts des remplaçants pour réveiller leurs troupes, Goran Dragic (16 pts) et Dewayne Dedmon (17 pts, 7 rbds).  Milwaukee n’est pas encore qualifié, mais fait tout ce qu’il faut pour prendre sa revanche sur le Heat. La saison passée, dans la bulle d’Orlando, Jimmy Butler et les siens avaient marché sur des Bucks amoindris (4-1), avec Antetokounmpo sur une jambe, et l’esprit ailleurs après leur boycott historique de match, pour la lutte contre l’injustice raciale. Les play-offs se poursuivent en soirée avec le match N.2 entre Denver et Portland, les Nuggets étant obligés de réagir après la perte de la première rencontre.

Jokic s’énerve

Dans l’autre rencontre du soir, Denver a égalisé à une victoire partout contre Portland, en s’imposant avec autorité sur son parquet (128-109), dans le sillage de Nikola Jokic (38 pts, 8 rbds, 5 passes). Chose rare, évidemment liée au contexte play-offs, l’intérieur serbe, si flegmatique habituellement, a vivement critiqué une décision arbitrale contre lui, alors que son équipe tenait le bon bout. Les Nuggets, constamment devant au score, venaient en effet de faire culminer leur avance à vingt unités (99-79) juste avant la fin du 3e quart-temps, profitant également de l’impact de Michael Porter Jr (18 pts) et d’un banc au diapason, à l’image de Paul Millsap (15 pts, 7 rbds, 3 passes). «La différence par rapport au premier match, c’est qu’on s’est créé des shoots ouverts et qu’on a très bien défendu. C’était un véritable effort collectif. Samedi, c’était dur pour nous. Là on a fait en sorte que ce soit dur pour eux», a commenté Jokic.

Cette démonstration collective a contrasté avec la performance en solo de Damian Lillard, auteur tout de même de 42 points et 10 passes, qui n’a eu que CJ McCollum pour l’aider offensivement (21 pts). C’est en défense néanmoins que les Blazers ont péché, bousculés en terme d’engagement physique par des adversaires conscients de l’importance de se relancer, avant deux prochains duels dans l’Oregon.

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