Cinq choses à savoir sur Stefanos Tsitsipas, l’adversaire de Djokovic en finale de Roland-Garros

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Désormais solidement installé dans le top 5 mondial le Grec de 22 ans est une personnalité attachante et atypique.

Premier Grec en finale d’un Grand Chelem

Avec lui, le tennis de son pays bascule dans une autre dimension. Premier Grec finaliste d’un Grand Chelem, il poursuit son irrésistible ascension au sommet du tennis mondial. Premier joueur grec de l’ère Open à entrer dans le top 100 mondial, Tsitsipas s’était adjugé son premier tournoi ATP à Stockholm fin 2017. Physique élancé, athlétique (1,93 m ; 85 kg), ce puncheur à l’énorme coup droit et à l’élégant revers à une main est porté sur l’attaque : « Le jeu offensif est le futur du tennis», confiait-il au Figaro en 2019. Élu plus belle progression de l’année 2018 par ses pairs, le Grec à la gueule d’ange et au look de surfeur s’était offert en 8e de finale de l’Open d’Australie 2019 le scalp de la légende Roger Federer et avait achevé son odyssée contre Nadal en demi-finale. Après deux défaites en finale à Toronto 2018 (contre Nadal) et à Madrid 2019 (contre Djokovic), le Grec a ouvert son compteur cette année en Masters 1000 à Monte-Carlo, en devenant au passage numéro 1 mondial… à la Race (depuis le 1er janvier 2021). L’actuel 5e mondial au classement ATP est également passé tout près de battre Nadal à Barcelone à la fin d’avril et Djokovic à Rome à la mi-mai lors de la tournée sur terre.

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Formé à l’académie Mouratoglou

Dans sa maturation vers les sommets, Tsitsipas doit beaucoup à l’Académie Mouratoglou, qu’il a intégrée en 2015. Le Grec a été repéré par Patrick Mouratoglou, l’entraîneur français de Serena Williams : « Je l’ai découvert sur YouTube. Il avait 16 ans. J’ai adoré ce que j’ai vu. J’ai aimé son style, expliquait Patrick Mouratoglou au Figaro en 2019. J’ai tout de suite compris qu’il avait un potentiel fantastique. Il se trouve qu’en plus il est grec, et j’ai des origines grecques. Alors, j’ai contacté son père, qui était aussi son entraîneur, et je lui ai proposé de venir dans mon académie pendant une semaine. Ils sont venus et ne sont jamais repartis. » Kerei Abacar, coach de l’académie Mouratoglou, chapeaute désormais la pépite sur le circuit.

Enfant de la petite balle jaune et parents très présents
Avant d’opter pour la petite balle jaune, Stefanos, premier d’une fratrie de quatre, s’était aussi essayé au football, lui, petit-fils de Sergueï Salnikov, attaquant de l’URSS et champion olympique en 1956. Mais le tennis sonnait comme une évidence. Sa mère, la Russe Julia Apostoli-Salnikova a été une ancienne joueuse de Fed Cup pour l’URSS et a pointé à la 194e place mondiale et son père, Apostolos, longtemps prof de tennis dans un club de la banlieue d’Athènes, l’entraîne depuis toujours. Stefanos voyage également toute l’année avec sa maman. Ce qui peut créer quelques tensions. Lors du tournoi de Dubaï en 2020, le Grec avait eu la (mauvaise) surprise de voir sa mère assister à sa conférence de presse au milieu des journalistes et même lui poser une question ! Il faut dire qu’elle n’avait guère apprécié les déclarations de son fils à propos de la trop grande implication de ses parents dans sa vie. Et elle l’avait fait savoir publiquement…

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Il a failli vive un drame il y a six ans…
Lors d’un tournoi Futures (3e division) à Héraklion, en Crète, en 2015, Stefanos avait failli se noyer en mer avec un ami. Un épisode qui aurait forgé son caractère. « Mon père nous a aperçus au loin, il a sauté dans l’eau et nous a ramenés vers la rive. Il s’en est fallu de peu pour que nous y passions, avait-il révélé au Times en 2018. Je me suis rendu compte de la chance que j’avais eue d’avoir la vie sauve. (…) Depuis ce jour, je n’ai plus peur de rien. Cette expérience m’a aidé à devenir plus sage et plus fort physiquement et mentalement. » Les résultats parlent pour lui.

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Photos, journalisme, vlogs…

La vie de Stefanos ne se résume pas à la seule petite balle jaune. Il se décrit comme «timide, humble et créatif, facile à vivre». Curieux, il avait choisi d’étudier le journalisme en ligne de l’université d’Havard. Alors que les tennismen restent souvent dans leur bulle lors d’un tournoi, Tsitsipas n’hésite pas à visiter les villes quand il est en compétition (avant l’ère Covid). Sur son compte YouTube, ce jeune homme bien de son temps publie régulièrement des vidéos de ses voyages et narre ses pérégrinations dans un carnet de bord numérique pour illustrer ses «vlog» (blog utilisant surtout la vidéo). Il voyage souvent avec un drone et publie régulièrement sur son compte YouTube des vidéos de ses voyages dans un carnet de bord numérique. Sur son compte Instagram, il dévoile également ses talents de photographe. « Si je n’avais pas été joueur de tennis, j’aurais aimé être photographe. », nous confiait-il en février 2020. Moins actif sur Twitter ces derniers mois, il s’est «recentré sur son jeu». Avec réussite.

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