Contre l’Allemagne, «il n’y aura pas de cadeau», promet Pavard

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Le défenseur des Bleus et du Bayern Munich s’est exprimé en conférence de presse à quatre jours du choc face aux Allemands dans l’Euro.

«En club ce sont mes amis, mais le temps d’un match ce sera mes adversaires. Il n’y aura pas de cadeau». Benjamin Pavard, défenseur du Bayern, a planté le décor avant d’affronter ses coéquipiers allemands mardi à Munich pour le premier match des Bleus à l’Euro.

Ce France-Allemagne va ressembler à un derby franco-allemand du Bayern. Est-il si facile de faire la part des choses entre la vie en club et la rivalité en sélection?
Oui c’est facile. En club ce sont mes amis, mais le temps d’un match ce sera mes adversaires. Il n’y aura pas de cadeau, s’il faut mettre le pied je le mettrai. Ce premier match face à l’Allemagne est excitant, en plus à Munich, ça ne va pas être un match facile face à une très bonne équipe d’Allemagne. On va le prendre comme les autres on ne va pas se mettre de pression particulière.

Certains présentent l’Allemagne comme moins forte qu’avant, quel est votre avis?
Ils ne sont pas en dessous. Ils ont eu un coup de moins bien, c’est vrai, mais ils redeviennent comme avant. Ils ont rappelé des joueurs très importants comme Hummels et Müller, ils ont aussi des jeunes de qualité. Pour moi ils ne sont pas moins forts qu’avant.

Appréhendez-vous d’affronter de nouveau des supporters hostiles, dès mardi?
On attend que ça, d’avoir des supporters. Moi c’est pas grave, ils peuvent me huer, me traiter, je vais défendre ce maillot bleu, ce coq, et je donnerai mon maximum pour être le plus performant possible et gagner à Munich avec l’équipe de France.

Blessé cet hiver, votre coéquipier Corentin Tolisso pensait-il que l’Euro était compromis? Qu’apporte-t-il à l’équipe de France?
Coco c’est un très grand professionnel, c’est un super mec, on est vraiment proche. Quand il a eu cette blessure on était tous tristes pour lui, parce qu’il a connu quelques galères. Mais à chaque fois il s’est relevé et est revenu toujours plus fort. C’était plutôt les gens qui ont douté de lui mais lui n’a jamais douté. (…) C’est un joueur important mais ce sera toujours le choix du sélectionneur de le mettre ou pas. Il y a beaucoup de qualités que ce soit derrière, au milieu ou en attaque, je pense que c’est un casse-tête pour le coach.

En France, Olivier Giroud manque-t-il de reconnaissance selon vous?
Olivier c’est Olivier, il a connu des moments difficiles et il s’est toujours relevé. A chaque fois qu’on fait appel à lui, il est toujours performant que ce soit comme titulaire ou remplaçant. On est très proches, on s’entend très bien donc j’étais vraiment content pour lui qu’il marque deux buts (contre la Bulgarie mardi en amical, ndlr). En plus je lui ai fait une passe décisive, je l’attendais depuis un certain temps. Je suis très content pour lui et pour l’équipe de France.

L’équipe de France est championne du monde et semble renforcée par le retour de Karim Benzema. L’étiquette de favori de l’Euro est-elle dure à porter?
Pour moi on n’est pas les seuls favoris, il y a aussi le Portugal, l’Allemagne, la Belgique. Le premier match contre l’Allemagne va être très difficile, il ne faut pas se croire arrivé. Il faut prendre match après match et on verra. On fait partie des favoris mais il y en a d’autres aussi.

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