Élie Tenenbaum: «La guerre contre le terrorisme a épuisé les États-Unis»

Monde

ENTRETIEN – Le chercheur revient sur deux décennies de guerre contre les groupes djihadistes et leurs conséquences pour les démocraties occidentales.

Vingt ans quasiment après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et leurs alliés s’apprêtent à retirer leurs troupes d’Afghanistan. C’est là, ainsi qu’en Irak ou au Yémen, qu’ils avaient concentré leur riposte. Depuis 2013, la France est, quant à elle, engagée contre les djihadistes au Sahel. Dans La Guerre de vingtans(Robert Laffont), Élie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité de l’Ifri, et Marc Hecker, directeur de recherche à l’Ifri, dressent un bilan complet et critique de cette guerre qui a façonné les sociétés occidentales.

LE FIGARO.- La guerre contre le terrorisme que vous décrivez s’inscrit entre la fin de la guerre froide et le début d’une nouvelle confrontation stratégique entre les États-Unis et la Chine. Le terrorisme et le djihadisme sont-ils les enfants d’un déséquilibre hégémonique au profit de l’Occident?

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