Environnement : baisse des effectifs des oiseaux d’eau hivernant en Tunisie

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Le nombre d’oiseaux d’eau hivernant en Tunisie a atteint une moyenne annuelle d’environ 364 497 oiseaux, avec une légère augmentation pour certaines espèces et un déclin pour d’autres, et un pic enregistré en 2014 avec 539 303 oiseaux dénombrés, selon le recensement des oiseaux d’eau de la période 2009/2018 réalisé par l’association Les Amis des Oiseaux (AAO).

Parmi les espèces d’oiseaux dont les effectifs sont en baisse, on trouve le canard siffleur, la foulque eurasienne et la grue cendrée, a indiqué le coordinateur scientifique de l’association Hichem Azafzaf, notant que cette baisse nécessite la révision des systèmes et mécanismes de protection.

Quant aux oiseaux dont le nombre a légèrement augmenté, Azafzaf, qui s’exprimait lors d’une conférence virtuelle tenue vendredi 22 mai 2021 à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la diversité biologique, a cité le Northern Shoveler et le flamant rose.

Concernant la situation des zones humides dans la période 2009/2018, le coordinateur a indiqué que la plupart des systèmes écologiques de ces zones se sont dégradés comme le parc national de l’Ichkeul, menacé de perte, du fait de la dégradation écologique subie suite aux activités humaines qui n’ont pas pris en compte les spécificités écologiques de la zone.

D’autres zones humides urbaines telles que la Sabkhat Sijoumi, à l’ouest de Tunis, et la Sabkhat Ariana, au nord de la capitale, elles abritent désormais davantage d’oiseaux aquatiques pendant l’hiver, qui devraient être protégés pour ne pas subir le même sort qu’au parc national d’Ichkeul, a-t-il déclaré.

«Le comptage des oiseaux d’eau en Tunisie, qui est un devoir national, vise à protéger les richesses naturelles du pays et s’inscrit dans un engagement international qui concerne 150 pays dans le monde», a noté de son côté le président de l’association Mohamed Hedi Aissa. Les Amis des Oiseaux assument cet engagement depuis deux décennies, en association avec la direction générale des forêts et des organisations internationales, a-t-il ajouté, soulignant que les données collectées et présentées à l’opinion publique et aux décideurs, à travers le recensement, sont d’une grande valeur scientifique.

Source : Tap.



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