États-Unis : la Cour suprême valide à nouveau l’Obamacare

Monde

Emblématique de la présidence Obama, cette loi permet aux plus pauvre de bénéficier d’une assurance-maladie. Malgré les tentatives des républicains pour la supprimer, elle est maintenue.

La Cour suprême américaine a refusé d’invalider l’Obamacare, jeudi 17 juin. Cette loi, votée en 2010, permet à des millions d’Américains nécessiteux de bénéficier d’une assurance-maladie. Grâce à elle, le taux d’Américains sans assurance-maladie est passé de 20,3% en 2013 à 9% en 2017. Cette loi permet à 31 millions de personnes de bénéficier d’une couverture sociale, d’après un rapport publié début juin par le ministère de la Santé.

Emblématique de la présidence Obama, elle a été combattue sans relâche par les républicains et Donald Trump ces dernières années. Pour l’ancien président, c’est un double camouflet. Les juges ont refusé l’invalidation de la loi par sept voix sur neuf, et deux juges qu’il a nommés, Brett Kavanaugh et Amey Coney Barett, ont voté en ce sens.

Pour la troisième fois, la Cour suprême a validé ce texte, mais elle ne s’est pas prononcée sur le fond. En effet, elle a jugé que le Texas et les autres États républicains qui ont introduit un recours n’étaient pas fondés pour le faire. Joe Biden s’est réjoui sur Twitter : «C’est une grande victoire pour les Américains».

Alors que la crise sanitaire a durement touché les États-Unis, le président américain a décidé d’ouvrir une période spéciale en permettant l’inscription à l’assurance-maladie jusqu’au 15 août. Normalement, la période d’inscription pour l’Obamacare s’étend, chaque année, de début novembre à mi-décembre. Début mai, un million d’Américains y avait déjà souscrit sur le site du ministère de la Santé. Selon CNN, l’administration américaine aurait dépensé 100 millions de dollars dans des campagnes de publicité pour inciter les Américains à s’inscrire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *