Euro : Les parenthèses enchantées de Gareth Bale avec le Pays de Galles

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Homme du match contre la Turquie, le capitaine gallois ne se sent jamais aussi bien qu’en sélection.

La carrière de Gareth Bale n’a décidément rien de linéaire. Après un premier match raté, traversé comme un fantôme lors du match inaugural contre la Suisse (1-1), le capitaine gallois a été élu homme du match à l’occasion de la. Le tout en ayant balancé un pénalty en tribunes. Mais après deux passes décisives géniales et cinq occasions franches provoquées, un record depuis 1980 selon les statisticiens d’Opta, l’ailier de 31 ans était bien le facteur X de son équipe. «Il n’avait aucune raison de s’excuser pour son pénalty raté, racontait son coéquipier Joe Morrell après le match, où la joie contenue de Bale tranchait avec l’effusion de joie des Dragons. C’est le plus grand joueur de l’histoire du pays, il n’a pas de raison de s’excuser pour quoi que ce soit.»

«J’ai fait preuve d’une grande force de caractère et ce second but était la cerise sur le gâteau», a souri l’intéressé, tout fier avec son imposant trophée de «Star of the match». Le sentiment du devoir accompli. Car avant d’aller défier l’Italie au Stade olympique de Rome ce dimanche (18h), lors de la troisième journée, le Pays de Galles (2e du groupe A avec 4 points) figure en très bonne position pour accrocher une seconde qualification pour le prochain tour après l’inattendue épopée de l’Euro 2016, où Bale & co avaient fait irruption en demi-finale, stoppés par le Portugal (0-2).

Un parcours de rêve qui portait déjà le sceau du meilleur buteur de l’histoire de la sélection (33 buts en 94 sélections), qui avait frappé lors de chacun des matches de poules. Au sommet dès qu’il enfile la tunique rouge de son pays, le Madrilène semble revivre à chaque fois qu’il est appelé à représenter les siens. Un sentiment à des années-lumière du spleen qu’il a longtemps traîné au Real Madrid avant d’être prêté cette saison à Tottenham, le club où il s’était révélé. «Je prends clairement plus du plaisir à jouer pour le pays de Galles» , avouait-il en novembre 2019 au moment de la qualification pour l’Euro, le soir où il avait défrayé la chronique en s’affichant avec un drapeau du pays siglé de la mention «Galles, Golf, Madrid… dans cet ordre.»

Son avenir dans le foot demeure incertain

De notoriété publique, l’affection pour le golf du natif de Cardiff a alimenté les rumeurs les plus folles avant la compétition. Ainsi, le média ibérique ABC, repris dans l’intégralité de la presse britannique, faisait part de la volonté du joueur qui a un temps valu 100 millions d’euros à négocier une fin de contrat anticipée au Real Madrid, où il est sous contrat jusqu’en juin 2022. Et ce dans l’optique de son consacrer de manière professionnelle au golf, qu’il pratique avec un handicap de 3 voire 4.

«J’essaie de ne pas me projeter au-delà du tournoi, je suis focalisé uniquement sur l’Euro», coupait-il en amont de la compétition. Adepte de sorties parfois détonantes, l’attaquant gallois n’a cette fois surpris personne, puisqu’il avait annoncé sur Skysports réserver l’annonce de sa future destination après la compétition. Le départ de Zinédine Zidane, qui l’avait progressivement écarté au Real, et le retour de Carlo Ancelotti, qui l’avait recruté en 2013, pourrait rebattre les cartes en faveur d’un retour chez les Merengue encore hypothétique il y a quelques mois. À moins qu’il n’étire son bail avec Tottenham, où il avait fini la saison en trombes (11 buts en 20 matches) mais où ses considérables émoluments (700 000 euros par semaine) sont de nature à rebuter Daniel Levy, le président des Spurs. «Je me sens bien, j’ai l’impression que je n’ai jamais été aussi en forme depuis très longtemps», relève-t-il lui-même. Ce serait dommage de s’arrêter là.

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