Football – Ligue 1 – Barrages L1-L2 : à qui l’avantage ?

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Toulouse, l’avantage de l’expérience

Toulouse, 3e de Ligue 2 et vainqueur de Grenoble en play-off, affronte Nantes, 18e de Ligue 1, en barrages aller-retour jeudi au Stadium et dimanche à La Beaujoire, pour tenter de retrouver l’élite, un an après l’avoir quittée. Contrairement aux Canaris, parfaits novices dans l’épreuve, les Violets en sont aux troisièmes barrages de leur histoire. En 2018, le Téf, 18e de L1, avait sauvé sa peau sans problème face à Ajaccio (3-0, 1-0). Bien plus ancien, en 1981, le club avait échoué à monter pour la première fois en division 1, butant face à Tours (1-0, 2-2).

Avantage D2, mais…

Rétablis pour la saison 2016/17, les matches éliminatoires entre clubs de première et deuxième divisions ont auparavant été en vigueur de 1952 à 1957, en 1969 et de 1979 à 1993. Avec un net avantage pour les clubs de D2: sur 24 confrontations directes, 16 ont abouti à la promotion du challenger, soit exactement deux sur trois. Parmi elles, l’étouffante victoire de Lens aux tirs au but en 1979 face au Paris FC (0-0, 0-0, 3-0 t.a.b.). Ou la promotion de l’AS Cannes en 1993, pour le dernier barrage du siècle, face à Valenciennes (2-0, 1-1) victime de l’affaire VA-OM. Mais au XXIe siècle, la tendance semble s’être inversée, avec deux barrages remportés par l’équipe de L1 pour un seul où l’équipe de L2 s’est imposée. Outre Toulouse en 2018, Dijon s’est sauvé en 2019 face à Lens (1-1, 3-1). A l’inverse, en 2017, Troyes a gagné son ticket pour l’élite en condamnant Lorient (2-1, 0-0).

Quand les grands tremblent

Les barrages n’ont pas épargné les clubs historiques du Championnat de France. C’est même l’OM qui les a inaugurés, en 1952 face à Valenciennes. Les Marseillais s’étaient sauvés en gagnant 4-0 après une défaite 3-1 à l’aller. En 1969, l’AS Monaco chute face au petit Angoulême. Victorieux 2-1 en Charente, le club du Rocher perd 1-0 à Louis-II puis s’incline dans le match d’appui sur terrain neutre, au Parc des Princes, 2-0. En 1984, c’est en barrages que prend définitivement fin la grande époque de l’AS Saint-Etienne. Chez lui à Geoffroy-Guichard, le club dix fois champion de France est éjecté de D1 par le Racing Paris, vainqueur 2-0 après un nul 0-0 à l’aller. Preuve que le couperet n’épargne pas les clubs historiques. Le FC Nantes est prévenu.

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