Football – Ligue 1 – «Froid», «manque de confiance en lui» : la réponse cinglante de Juninho à Garcia

SPORT

Règlements de comptes à OL Corral, suite. Après la charge de Rudi Garcia contre Juninho dans L’Equipe et sur RMC Sport, et les réponses de Jean-Michel Aulas, de certains joueurs et de la propre fille de «Juni», au tour du principal intéressé de sortir les griffes. Le directeur sportif lyonnais était invité de l’émission OL live System ce mercredi, sur OL TV. Le rendez-vous était pris depuis plusieurs jours déjà, afin de dresser le bilan de la saison des Gones. Mais bien évidemment, les mots de l’ancien milieu lyonnais étaient encore plus attendus après les critiques acerbes du désormais ex-entraîneur du club cher au président Aulas… Et il ne s’est pas fait prier pour donner son sentiment sur la personne et l’entraîneur Garcia.

» LIRE AUSSI – Lyon : Aulas dézingue Garcia et «la politique de la terre brûlée»

Rappelons que Rudi Garcia, nommé entraîneur de Lyon en remplacement de Sylvinho en octobre 2019, a notamment reproché à Juninho un favoritisme certain envers les recrues brésiliennes, de Jean Lucas à Bruno Guimaraes. Il l’a aussi accusé d’avoir œuvré «dans (son) dos». «Je pense qu’il deviendra un très bon directeur sportif mais il lui faudra de l’expérience. Il est encore trop dans le mode joueur, dans la prise de décision impulsive», a-t-il expliqué.

«Ce n’était pas quelqu’un que j’appréciais beaucoup comme personne»

Juninho

«Je suis surpris. Ça donnait l’impression d’avoir été préparé. Je savais qu’il allait faire quelque chose, ça fait partie de son caractère», grince «Juni», qui n’y a pas été de main morte pour tailler des croupières à son ex-collègue. L’ancien maître artilleur de l’OL, sept fois champion de France en tant que joueur, estime par exemple que Garcia «était fort avec les plus faibles, et faibles avec les plus forts» et qu’il ne traitait donc pas tout le monde de la même façon. «La pire des choses, c’est la différence de traitements», promet-il, relevant qu’il «(n’appréciait) pas beaucoup (Garcia) comme personne». Le tout avant des attaques plus personnelles : «Rudi a un manque total de confiance en lui et du coup, il veut toujours montrer qu’il est beau, qu’il est costaud… S’il peut parler et se voir à la télé, il est content. Il est vraiment froid humainement, il n’a pas de sentiment pour les gens autour. Et si tu n’en as pas, tu as du mal à comprendre…»

Un grand déballage dont personne ne sort grandi. On peut néanmoins se dire que c’est un miracle si tout ce petit monde a réussi à cohabiter pendant deux ans. Souvenons-nous que Garcia était prêt à claquer la porte en décembre dernier, comme il s’en expliquait mardi. «C’est vrai que je ne l’ai pas laisser choisir les joueurs au mercato, mais c’est mon boulot. Je pense qu’il n’en avait pas l’habitude… Je laisse la corde tirer et à un moment j’explose», a indiqué Juninho, qui ne s’est toutefois pas senti trahi par Garcia. Et pour cause, «on n’est trahi que par ses vrais amis», relève-t-il, en ne manquant pas de souligner que les relations entre les deux hommes n’étaient que professionnelles. Ambiance…

Juninho : «On a un effectif égoïste»

Outre sa réponse cinglante à Rudi Garcia (voir par ailleurs), Junihno est revenu sur la saison de l’OL et cette quatrième place «dure à avaler» avant de se projeter sur la prochaine. Et les objectifs sont clairement établis pour l’exercice 2021-22 : retrouver la Ligue des champions via la L1, «cibler» la Coupe de France et viser le dernier carré en Ligue Europa. Pour se faire, l’OL tentera d’impulser un vrai changement de culture au sein d’un effectif que le directeur sportif brésilien juge «égoïste». Il compte notamment s’appuyer sur l’expérimenté Marcelo et le futur Lyonnais Damien Da Silva, dont l’arrivée en provenance de Rennes est donc confirmée. «On veut des joueurs qui nous apportent cette culture de la gagne qu’on a perdu depuis longtemps, et pas de l’égoïsme», explique-t-il, posant au passage une pierre dans le jardin de Memphis Depay, qui «a fait son temps». «Il fallait que toute l’équipe tourne autour de lui, et ça c’est très dur. Car tout le monde doit avoir la sensation de travailler pareil. Il y a seulement quatre joueurs au monde où tu dois tout faire pour lui, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar et Kylian Mbappé. Désolé, s’il est fort, Memphis n’est pas de leur niveau», grince-t-il. On n’en saura pas plus au sujet de la quête d’un nouvel entraîneur. Pour ce qui concerne Moussa Dembélé, prêté à l’Atlético, il faudra encore attendre aussi. «S’il revient de son prêt à l’Atlético, on l’accueille à bras ouvert», note «Juni».

A lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *