Football – Ligue 1 – L’OM et les points du «Sampaoli-Time»

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Il y avait la légende du «Fergie-Time», quand le Manchester United d’Alex Ferguson attendait la toute fin de match pour estourbir ses adversaires. On commence désormais à noter un «Sampaoli-Time» à l’OM, devenu une redoutable machine à marquer dans les 10 dernières minutes. A la place des Stéphanois, que Marseille viendra défier dimanche (13h00) à Geoffroy-Guichard, on se méfierait du score à la 80e minute. Avec Marseille, il est souvent trompeur et rarement définitif. L’affaire a débuté dès les deux premiers matches de l’ère Jorge Sampaoli, qui a immédiatement secoué une équipe apaisée mais aussi un peu alanguie par l’intermède Nasser Larguet. A domicile, l’OM a ainsi récupéré quatre points dans les derniers instants grâce à Michaël Cuisance (88e minute) le 10 mars face à Rennes (1-0) puis Florian Thauvin (88e) et de nouveau Cuisance (92e) trois jours après contre Brest (3-1).Plus récemment, Pol Lirola a arraché la victoire face à Lorient (3-2) en marquant lui aussi dans le temps additionnel (92e minute) et Dario Benedetto a sauvé un point en égalisant contre Strasbourg (1-1) à la 86e minute la semaine dernière.Le point commun de ces quatre matches est qu’ils se sont disputés au stade Vélodrome. Mais la magie opère aussi à l’extérieur, quoique différemment, puisqu’elle ne touche que les fins de première période.

Milik, le spécialiste

A Montpellier (3-3), Arkadiusz Milik (43e) puis Pape Gueye (45+2e) ont ainsi placé l’OM en tête à la pause après un début de match pourtant pénible. Même schéma à Reims, où les hommes de Sampaoli étaient menés 1-0 avant de réagir par Dimitri Payet (41e) et Milik (45e+2) et de s’imposer finalement 3-1.Dans un match plus tranquille face à Dijon (2-0), Leonardo Balerdi a lui aussi marqué un but juste avant le repos (45e+1), une spécialité normalement réservée à Milik. Arrivé au mercato d’hiver, l’avant-centre polonais a ainsi inscrit l’intégralité de ses cinq buts en Ligue 1 entre la 43e minute et la pause !A priori anecdotique, le phénomène est à double lecture. Les plus optimistes y verront une belle capacité à profiter de la fatigue et du manque de lucidité des adversaires quand les jambes s’alourdissent. Les autres noteront qu’avec un peu plus de maîtrise, l’OM n’aurait pas forcément besoin de renverser la table au dernier moment pour prendre des points.Sampaoli, lui, est à mi-chemin. «Le jeu défensif des adversaires est souvent mieux structuré en début de match. Ces buts témoignent de la ténacité de l’équipe et de sa volonté de marquer jusqu’au bout», a d’abord expliqué le technicien argentin vendredi en conférence de presse.«Mais c’est quelque chose que l’on devra corriger. L’équipe doit aussi être plus claire sur ses intentions offensives dès le début du match, pas seulement quand la partie arrive à son terme», a-t-il ajouté. Le «Sampaoli-Time», en somme, mais sur 90 minutes.

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