Football – Ligue des champions – Cette fois, le bourreau parisien du PSG s’appelle Mahrez

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La malédiction continue. Après Kingsley Coman l’an dernier, au tour d’un autre Francilien de naissance de crucifier le PSG en Ligue des champions, Riyad Mahrez. Le tout sans oublier les nombreux ex-Parisiens à marquer régulièrement face aux Rouge et Bleu… Contrairement à l’international tricolore du FC Bayern, auteur de l’unique but en finale à Lisbonne en 2020, l’international algérien n’a jamais porté les couleurs parisiennes. En fait, il n’a même jamais évolué en Ligue 1, lui qui a longtemps dû traîner ses guêtres dans les divisions inférieures, à Quimper et au Havre, avant de traverser la Manche. Mais c’est bien à Sarcelles qu’il a vu le jour il y a une trentaine d’années. «Paris c’est ma ville. J’y suis né et j’y ai grandi», expliquait-il l’an dernier, sur Canal+, ouvrant d’ailleurs la porte à un éventuel transfert au PSG. «Je suis bien à Manchester City, mais on ne sait jamais», avait-il dit, rappelant néanmoins qu’il a grandi en tant que «supporter de Marseille».

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De fan de l’OM à bourreau du PSG, il n’y a qu’un pas. Celui franchi par Mahrez, auteur d’un doublé mardi, lors de la victoire de City (2-0). A l’aller, c’est déjà lui qui avait inscrit le but vainqueur, un coup franc heureux qui transperçait le mur. Trois buts en deux matches ? Ne cherchez pas plus loin le «MVP» de la double-confrontation. «On mérite de passer sur les deux matches, d’aller en finale, jubile-t-il sur RMC Sport. On a su être efficace au moment où il le fallait. En première période, on a été moyen. En deuxième, on a su relever notre niveau et on aurait pu marquer trois ou quatre buts. Après, ils ont un peu perdu leurs nerfs, pris un rouge et ça nous a facilité la tâche lors des 20 dernières minutes.» 

«C’est un grand talent, il répond toujours présent dans les grands matches» 

Pep Guardiola

Ça a tellement facilité la vie des Skyblues que Paris a semblé plus proche de terminer à neuf et d’encaisser un troisième but que d’en marquer un. Certes, le match aurait pu tourner autrement avec un peu plus de réussite côté parisien, ou si Kylian Mbappé n’avait pas dû déclarer forfait. Mais City a connu son lot de désillusions et de coups durs ces dernières années sur la scène européenne. C’est le tour des joueurs de Pep Guardiola et de Mahrez, titulaire alors qu’un garçon comme Raheem Sterling débutait sur le banc. «C’est un grand talent, il répond toujours présent dans les grands matches, salue Pep Guardiola, conquis. C’est un joueur fantastique. Les joueurs sont jugés sur les grands matches et lui, il adore ça… Le premier but était magnifique, une frappe du droit. Le deuxième est très beau aussi. Il marque trois des quatre buts sur les deux matches, félicitations à lui.» Mahrez, 12 buts et 7 passes décisives en 44 matches en 2020-21. Costaud.  

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De quoi donner des regrets aux (nombreux) recruteurs français qui l’ont laissé filer à l’anglaise. C’est à Leicester City qu’il a pris son envol, en 2014, contribuant à l’improbable sacre des Foxes en Premier League il y a cinq ans, aux côtés du champion du monde tricolore Ngolo Kanté ou de la machine à buts anglaise Jamie Vardy, sous les ordres de Claudio Ranieri. Le premier de l’histoire du club. Mahrez a également été un élément moteur du succès de l’Algérie à la CAN 2019, le premier depuis 1990. Et le voilà qui enfile le costume du héros alors que City – qu’il a rejoint en 2018 pour près de 70 M€ – se hisse en finale de la «Champions’», le 29 mai prochain au stade Atatürk d’Istanbul, pour la première fois. 

«Marquer dans les grands matches, les grands moments, c’est ce qu’on veut quand on est footballeur, ce dont on rêve quand on est jeune» 

Riyad Mahrez

Déroutant, déstabilisant, imprévisible ballon au pied, le Fennec est, à 30 ans, au sommet de son art. «Je ne sais pas si c’est ma meilleure saison, souffle-t-il. Marquer dans les grands matches, les grands moments, c’est ce qu’on veut quand on est footballeur, ce dont on rêve quand on est jeune. J’ai marqué trois buts sur les deux matches, c’est bien pour l’équipe. On a été très solide sur les deux matches, on a su être efficace et encore une fois, on mérite de passer.» Ça, c’est certain. Déjà lauréats de la Coupe de la Ligue anglaise, Mahrez et les Citizens méritent également le titre de champion d’Angleterre qui leur tend les bras et qui sera peut-être officialisé dès samedi, lors de la 35e journée, en cas de victoire face à Chelsea (le classement ici). Un match qui sera d’ailleurs, peut-être, une répétition générale en vue de la finale de Ligue des champions. Les Blues devront pour cela écarter le Real Madrid ce mercredi (21h), en demi-finale retour, à Stamford Bridge.

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