Garnier avant l’EuroBasket féminin : «Beaucoup plus de plaisir à jouer à domicile que de pression»

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Sélectionneur de l’équipe de France féminine de basket, Valérie Garnier fait le point avant le début de l’Euro, ce jeudi, à Strasbourg.

Vous allez disputer la première partie de l’Euro à domicile. Qu’est-ce qui l’emporte entre la pression et le plaisir ?
Valérie Garnier : Pour moi, il y a beaucoup plus de plaisir à jouer à domicile que de pression. De toute façon, on a la pression du résultat, parce qu’on sait ce qu’on veut faire dans cet Euro. Et c’est d’autant plus du plaisir dans la période difficile qu’on vit, avec une saison qui s’est déroulée à huis clos. Apprendre aujourd’hui qu’on va pouvoir avoir 65% de jauge et jouer devant 3.600 personnes, pour un staff et tout un groupe de joueuses, c’est juste du pur plaisir. Lors de notre dernière compétition à Bourges (le tournoi de qualification olympique en février 2020, NDLR), on a joué avec une salle pleine et une ambiance incroyable, ça ne peut que sublimer les joueuses sur le terrain.

Vous avez eu un avant-goût de ce soutien du public lors de la préparation. Comment l’avez-vous vécu ?
On l’a apprécié! Des joueuses m’ont même dit: « Ça fait bizarre, on avait oublié ». Même si la jauge était plus petite que ce que l’on a d’habitude avec l’équipe nationale, on a su l’apprécier. De toute façon, il y a toujours les drapeaux, la musique, l’animation. Ça a été un grand plaisir pour des joueuses qui ont passé la saison en entendant le crissement des chaussures sur le parquet.

L’équipe de France reste sur quatre défaites consécutives en finale de l’Euro. Y a-t-il certaines similitudes dans ces finales ?
Ce groupe travaille ensemble depuis longtemps, les jeunes joueuses ont gagné en maturité et en efficacité. Les joueuses se connaissent, elles sont ensemble en club. On a quand même mis au jour des choses récurrentes lors des finales perdues et depuis novembre 2019, on a essayé d’évoluer vers d’autres choses pour y pallier. Aujourd’hui, on a essayé de mettre beaucoup plus l’accent sur les basiques de la défense, que l’on veut plus intense. On a mis en place quelques petites choses techniques qui fonctionnent plutôt bien depuis novembre 2019. Et on a gagné en efficacité de l’autre côté du terrain en attaque.

L’équipe version 2021 est-elle plus complète et plus forte que les précédentes ?
C’est toujours difficile de comparer, mais cette équipe de France semble vraiment très intéressante. Aujourd’hui, les joueuses montrent des aptitudes très intéressantes d’un côté et de l’autre côté du terrain, avec des joueuses cadres qui sont toujours présentes et d’une efficacité redoutable, de jeunes joueuses qui arrivent un peu plus à maturité, et des jeunes pousses qui ont grandi aussi. Ça fait un ensemble de trois générations qui vit bien et qui s’exprime bien sur le terrain.

Vous allez enchaîner deux compétitions majeures en sept semaines et demie entre le début de l’Euro et la fin des Jeux olympiques. Est-ce qu’il vous semble possible d’avoir deux pics de forme en si peu de temps ?
On va devoir s’adapter à ce qui va sortir de cet Euro, pour relancer d’une manière ou d’une autre l’équipe. Mais les enjeux sont tellement importants que j’ai confiance dans mon équipe. On a un Euro avec des objectifs très élevés et on va basculer sur des Jeux olympiques, souvent le rêve d’une vie d’un athlète! Je pense que la motivation sera présente, et il faudra que l’on s’adapte à faire récupérer certaines joueuses, en relancer d’autres. C’est une opportunité exceptionnelle et tellement particulière d’avoir la chance de faire deux compétitions incroyables dans la même saison en deux mois.

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