GP de France : Ocon et Alpine veulent retrouver des couleurs à domicile

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Porté par sa prolongation longue durée avec l’écurie tricolore, Esteban Ocon espère briller sur le tracé du Castellet après ses déboires sur les circuits urbains. Les premières séances d’essais sont très encourageantes.

Esteban Ocon sera l’une des principales attractions du Grand Prix de France dimanche. D’une part parce qu’il sera l’un des deux seuls français en piste (avec Pierre Gasly), et surtout car il a fait la une du petit monde de la Formule 1 cette semaine en prolongeant son contrat jusqu’en 2024 avec Alpine. Un contrat longue durée – seul Charles Leclerc est engagé si loin avec Ferrari – et une marque de confiance significative de la part de son écurie, décidée à marquer le coup à l’occasion du week-end sur ses terres. «C’est une chance de signer si tôt dans la saison, se réjouit l’intéressé depuis le Castellet. C’était la meilleure chose à faire, je voulais avoir des certitudes pour mon futur et surtout ne pas me retrouver dans la situation de fin 2018.»

Alors pilote Racing Point (ex-Force India) depuis deux saisons, le natif d’Evreux avait payé au prix fort le jeu des chaises musicales inévitable depuis le rachat de l’écurie par Lawrence Stroll, qui plaça son fils Lance au volant à compter de la saison 2019. Une saison passée dans l’ombre pour Ocon, pilote de réserve chez Mercedes et à l’écart du paddock avant son arrivée chez Renault l’an dernier puis son premier podium à Sakhir en décembre (2e). Ses résultats et sa prolongation si tôt dans la saison sont autant de signes d’une revanche éclatante sur le destin pour le pilote de 24 ans. «Le poids d’une certaine pression négative disparaît de mes épaules, relève Ocon, rôdé aux intenses négociations en coulisses. Je me sens plus relâché mais je ne vais pas changer la façon de me comporter en course pour autant. C’est simplement un poids en moins, je suis très heureux de pouvoir me concentrer sur la performance et le développement de la voiture.»

Une ambition partagée avec Fernando Alonso, sous contrat avec Alpine jusqu’en 2022, avec qui la cohabitation se passe «très bien». «On se partage beaucoup d’informations entre les deux côtés du garage, note le tricolore. On arrive à créer de bons débats avec l’équipe et on pousse dans la même direction.» Les yeux rivés sur le changement de réglementation à compter de la saison prochaine et le nivellement espéré d’un plateau aujourd’hui vampirisé par Mercedes et Red Bull.

Retrouver du rythme sur circuit

Avant, l’objectif pour les pilotes Alpine demeure d’entrer dans les points en accrochant un top 10. En dépit d’une sixième place heureuse pour Alonso à Bakou, l’écurie française s’est retrouvée à la peine sur les tracés urbains. En particulier lors des qualifications, où Ocon a échoué à s’immiscer en Q3 à Monaco puis en Azerbaïdjan, où il a été contraint à l’abandon le lendemain. «On espère revenir à des niveaux de performance qu’on a pu avoir à Barcelone (5e sur la grille) et Portimao (6e), mais on verra comment la voiture se comporte en piste. On retrouve un circuit normal où on espère retrouver notre niveau d’avant.»

À ce petit jeu, les A521 ont retrouvé un bon rythme à l’occasion des deux premières séances d’essais libres. Cinquième (Ocon) et septième (Alonso) temps des FP1, les pilotes Alpine ont fait encore mieux vendredi après-midi avec un quatrième temps à moins de 5 dixièmes du chrono de référence de Max Verstappen (Red Bull) et un sixième pour Esteban Ocon, pointé à huit dixièmes juste devant son compatriote Pierre Gasly. «La journée d’essais a été très productive, s’est satisfait Ocon. Les deux voitures sont rapides, c’es très prometteur, mais il va falloir continuer de travailler dur pour consolider ce bon rythme.»

Dans l’optique de réussir son retour dans le Var et devant du public (15 000 personnes dimanche), lui qui aura à coeur de briller pour son deuxième GP de France (il avait été annulé l’an passé). «En 2017, l’annonce du retour du GP de France était la meilleure nouvelle de l’année pour moi, se souvient-il. Ça nous manquait, la France reste une grande nation du sport automobile. Je n’ai eu qu’un GP de France dans ma carrière et c’est juste top d’y être de retour, ce Grand Prix a une saveur particulière.» D’autant plus en cas de belle performance dimanche, où les prévisions météo font état d’un après-midi pluvieux . Et le Normand n’a jamais caché son affection pour ces conditions. De quoi lui donner de la suite dans les idées pour fêter sa prolongation.

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