Handball – Division 1 – Hand : le septennat des Parisiens en France, avant l’Europe

SPORT

Les Parisiens l’ont emporté à Cesson-Rennes, 34 à 28, et, avec trois points d’avance, ne peuvent plus être rejoints par Montpellier qui n’a plus qu’un match à jouer. C’est leur huitième titre au total avec celui de 2013. «Un maximum de bruit pour le PSG, 8e fois champion de France», a lancé le speaker de la Glaz Arena de Cesson en demandant aux quelques centaines de supporters autorisés dans les tribunes de se lever pour célébrer les champions lors des 30 dernières secondes.

«Le titre le plus compliqué»

La saison exceptionnelle des Parisiens en championnat (une seule défaite et un seul match nul) pourra se résumer en un chiffre : 22. En remportant leurs 22 premiers matches de la saison, les coéquipiers de Luka Karabatic ont inscrit une nouvelle marque de référence, effaçant des tablettes les 19 victoires de rang de Montpellier en 2011-12, lorsque le championnat comptait 14 équipes (une saison à 26 matches). Malgré cette série record, ils ont dû patienter jusqu’à début juin pour être mathématiquement sacrés. D’abord parce que les joueurs de Raul Gonzalez ont encore un match en retard à disputer en raison de la pandémie de Covid-19, mais surtout parce que Montpellier, leur premier poursuivant, leur a tenu la dragée haute jusqu’au bout.

Le suspense avait pris du plomb dans l’aile avec la double démonstration contre le MHB (36-32 et 31-28), qui garantissait aux Parisiens l’avantage dans les affrontements directs. Il avait été un tout petit peu relancé lors de l’unique défaite parisienne de la saison contre Nantes à Coubertin mi-avril. Mais Montpellier s’est également un peu essoufflé à cette période. «Ça a été le titre le plus compliqué», a concédé l’entraîneur Raul Gonzalez après le match. Dans cette saison allongée de quatre matches (la Starligue est passée dès 2020/21 de 14 à 16 équipes), le PSG a dû franchir quelques obstacles de taille, à commencer par les absences de certains joueurs positifs au Covid-19 à l’automne, à l’hiver et au printemps.

Avec Nikola Karabatic

Surtout, le club de la capitale a dû se passer pendant 225 jours de son maître à jouer, Nikola Karabatic, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit le 17 octobre à Ivry. Revenu sur les terrains dimanche contre Saint-Raphaël à Coubertin, il a marqué deux buts jeudi contre Cesson et disposera encore d’un match pour se remettre dans le rythme avant le Final 4 européen. L’absence de Nikola Karabatic (37 ans) a parfaitement été palliée par le recrutement du demi-centre néerlandais Luc Steins, qui a donné un coup d’accélérateur au jeu d’attaque des Parisiens. L’effectif parisien, avec sa ribambelle d’internationaux français (Nedim Remili, Mathieu Grébille, Luka Karabatic…) ou étrangers (le Danois Mikkel Hansen, l’Espagnol Ferran Solé…) était au-dessus du lot.

Au complet, libérés de la pression du titre national et dans une dynamique positive après avoir sorti en quarts de finale les tenants du titre européen Kiel, les Parisiens vont désormais s’attaquer à la Ligue des champions, objectif clairement affiché du club au moment du rachat par les Qataris à l’été 2012 et qui leur résiste toujours. «On ne va pas avoir le temps de fêter le titre (…), il va falloir se remettre au travail», a prévenu Gonzalez, alors que cris de joie et musique résonnaient dans le vestiaire parisien. Le PSG ne s’est approché qu’à une seule reprise de la dernière marche du sacre continental, en s’inclinant en finale contre le Vardar Skopje en 2017 (défaite d’un but).

A lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *