Jean-Édouard Mazery: «La Polo Rider Cup, une compétition fondamentale pour développer notre sport»

SPORT

ENTRETIEN – Élu en janvier dernier, le nouveau patron de la Fédération française de polo évoque la démocratisation de ce qui est «plus d’un sport».

LE FIGARO. – La création de la Polo Rider Cup doit vous réjouir.

Jean-Édouard MAZERY. – Effectivement, c’est une excellente nouvelle. En ces temps difficiles, il faut rester tourné vers l’avenir, avoir la motivation de créer, d’innover, de développer le polo. Ce nouveau Mondial des clubs est une initiative extrêmement bien reçue par les grandes nations du polo. Huit pays représentés, c’est inespéré en ces temps de Covid. Et on peut espérer en avoir encore plus l’an prochain.

Cette compétition est-elle importante pour le développement du polo en France?

Elle est fondamentale car elle donne encore plus de crédibilité à la France sur la scène internationale. Avec 31 clubs et 800 joueurs, notre pays se situe au quatrième rang mondial derrière l’Angleterre, les États-Unis et l’Argentine. Et cette compétition confirme notre capacité à attirer les grands joueurs et les grandes équipes sur nos infrastructures qui sont de qualité. Le Polo Club de Chantilly est un exemple à suivre, avec plus de 350 chevaux, onze terrains dont deux d’hiver, une école de polo.

On doit continuer à aller vers le public, en créant des animations, en développant des écoles de polo partout, en démocratisant notre sport.

La Polo Rider Cup peut-elle créer des vocations?

C’est évidemment l’objectif d’en profiter pour transmettre notre passion pour le polo qui est plus qu’un sport. C’est d’abord l’union entre l’homme et le cheval. Et c’est ensuite un sport d’équipe à cheval qui peut se pratiquer en famille, entre père et fils, mère et fils, entre amis…

Vous avez été récemment élu président de la Fédération française de polo. Quelle est votre ambition?

C’est d’abord de faciliter l’émergence de nouveaux talents professionnels ou amateurs, de structurer et de développer le haut niveau, d’encourager la pratique du polo dans toutes les régions et de promouvoir la pratique de tous les types de polo, sur herbe, sur sable, sur neige, à 3 contre 3, à 4 contre 4, etc. L’objectif est également d’organiser et de crédibiliser l’élevage des chevaux, de continuer à structurer la formation des enseignants et des arbitres, et de renforcer la visibilité du polo.

Tout cela ressemble à une démocratisation du polo…

Tout à fait. C’est ce qu’on a fait à Deauville où j’ai été président six ans. On a été à la rencontre des gens en organisant des matchs sur la plage et des défilés dans la ville. On doit continuer à aller vers le public, en créant des animations, en développant des écoles de polo partout, en démocratisant notre sport. Et cela a tendance à fonctionner. Même si nous avons perdu des licenciés avec le Covid, nous avons de plus en plus de jeunes et de femmes qui représentent 35 % de nos licenciés…

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