Krejcikova-Pavlyuchenkova : Le bal des Cendrillons

SPORT

La Tchèque et la Russe, finalistes surprises, offriront ce samedi une nouvelle lauréate à Roland-Garros.

Les têtes couronnées balayées, la finale de Roland-Garros célébrera, ce samedi, une lauréate inédite en Grand Chelem. Et une quatorzième championne sur les vingt tournois majeurs disputés depuis 2016… Pour succéder à Paris à l’Espagnole Garbine Muguruza (2016), à la Lettone Jelena Ostapenko (2017), à la Roumaine Simona Halep (2018), à l’Australienne Ashleigh Barty (2019) et à la Polonaise Iga Swiatek (2020), la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (29 ans ; 31e mondiale) et la Tchèque Barbora Krejcikova (25 ans ; 33e mondiale) en découdront. Sans repères. Elles ne se sont jamais rencontrées et n’ont jamais disputé de finale de Grand Chelem. Illustrations d’un tournoi renversant.

La Tchèque, en finale du double dames avec sa compatriote Katerina Siniakova (contre l’Américaine Bethanie Mattek-Sand et la Polonaise Iga Swiatek), tentera de devenir la première depuis Mary Pierce (en 2000) à réussir le doublé à Roland-Garros. Anastasia Pavlyuchenkova pouvant, de son côté, décrocher le troisième titre russe en dix ans à Paris (après les succès de Maria Sharapova en 2012 et 2014).

Avant la découverte du sommet, Barbora Krejcikova (au jeu très classique, complet, posé) avoue : « Je n’ai jamais imaginé que j’arriverais en finale d’un Grand Chelem. Je n’arrive pas à y croire. J’ai toujours voulu jouer des grands tournois, des adversaires redoutables, le dernier tour. C’est toujours quelque chose que je voulais atteindre, mais cela semblait hors de portée. Cela m’a pris du temps. Maintenant, c’est le bon moment, c’est le bon timing, surtout mentalement. J’ai l’impression d’avoir tout ce qu’il faut, parce que j’ai atteint la maturité qu’il fallait, j’apprécie les choses. Après ce que j’ai traversé avec cette pandémie et tout le reste… Je suis un peu submergée par les émotions, c’est dur de décrire ce que je ressens. »

Anastasia Pavlyuchenkova (lauréate de trois titres du Grand Chelem chez les juniors) raconte, entre stupéfaction et ambition, son tournoi de Cendrillon, la finale inattendue lors de son 52e tournoi du Grand Chelem, elle qui n’avait jamais dépassé le stade des quarts de finale (atteint à six reprises, dont une à Roland-Garros en… 2011 : « Cela a été un parcours très long, particulier. Il y a eu des hauts et des bas. Cela a été difficile. Je ne m’attendais pas à être en finale… J’y pense depuis que je suis junior, depuis que je suis une enfant, depuis que j’ai commencé le tennis. L’objectif ultime, c’est dans ma tête depuis toujours. J’ai eu beaucoup de doutes. C’était comme des morceaux du puzzle qui ne s’imbriquaient pas. » Roland-Garros va dérouler le tapis rouge des découvertes…

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