L’opposition parviendra-t-elle à retirer la confiance à Mechichi comme ministre de l’Intérieur ?

POLITIQUE Tunisie




Lazhar Loungou reçu par Hichem Mechichi.

Haykel Mekki, du Bloc démocrate, a annoncé, le 12 juin 2021, dans une déclaration à l’agence Tap, qu’une pétition était en préparation pour retirer la confiance au ministre de l’Intérieur par intérim Hichem Mechichi, tenu pour responsable des graves violations des droits humains enregistrés ces derniers temps.

M. Mechichi, rappelons-le, avait pris ses fonctions de ministre de l’Intérieur par intérim après avoir limogé Taoufik Charfeddine, le 5 janvier dernier, et il cumule depuis cette date les fonctions de chef de gouvernement et de ministre de l’Intérieur.

La décision du Bloc démocrate de tenter de lui retirer la confiance en tant que ministre de l’Intérieur intervient en réaction à l’agression par des policiers d’un adolescent à Sidi Hassine Sijoumi. Le retrait de la confiance est également motivé par la répression violente des récentes manifestations par la police et les nominations douteuses effectuées dernièrement au ministère, a déclaré le député, par allusion, notamment, à Lazhar Longo, un proche d’Ennahdha, à la tête des services de renseignement.

Le cabinet Mechichi aurait mieux fait de s’acquitter de sa mission de lutte contre le terrorisme et de protection des Tunisiens plutôt que de rechercher le soutien des députés, a déclaré Mekki.

Cependant, pour pouvoir aboutir, la pétition en préparation requiert 73 signatures et, selon l’article 97 de la Constitution, un vote majoritaire de 109 voix est requis pour le retrait de confiance, sachant que l’opposition parlementaire, qui voulait retirer la confiance au président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Channouchi, n’a pas encore réussi à rassembler ces 109 voix nécessaires. Y parviendra-t-elle cette fois, avec Hichem Mechichi, qui a le soutien des députés Ennahdha, Qalb Tounes et Al-Karama, et d’autres blocs alliés ?

Qu’on nous permette d’en douter…, à moins que le projet de remplacement de Mechichi à la Kasbah ne soit déjà, comme on le dit en coulisse, à l’ordre du jour de son «coussin politique» 

Imed Bahri



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