Marzouki : «Al-Jazeera et le prince Al Thani sont les pères du printemps arabe»

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Le maître et le valet.

Moncef Marzouki, l’ancien président par intérim et chef du parti Al-Harak Tounes Al-Irada, a déclaré dans un article a publié sur le site Al Jazeera.net: «la seule demande « logique » parmi toutes celles surréalistes des voisins injustes pour lever le siège du Qatar concerne l’arrêt d’Al-Jazeera, pourquoi ? Parce que personne ne peut imaginer l’avènement du printemps arabe – qui a constitué la menace la plus grave pour les régimes autoritaires arabes – sans Al-Jazeera.»

Par Imed Bahri

Marzouki a souligné dans le même article qu’«il n’y a pas une seule raison ou un père pour ce printemps, mais plutôt plusieurs raisons et plusieurs pères» et qu’il est évident pour lui que «parmi les raisons se trouve le rôle joué par la chaîne, et parmi les pères se trouve un homme que les historiens mettront au premier rang de la liste, c’est celui lui qui l’a fondée en 1996 et l’a protégée depuis lors, en supportant toutes les pressions qui auraient détruit des montagnes… c’est le prince Hamad Bin Khalifa Al Thani.» Et l’ancien président par intérim de s’interroger : «Pourquoi l’homme a-t-il assumé une tâche aussi dangereuse que la destruction des régimes tyranniques corrompus qui prévalaient à l’époque dans tout le monde arabe, alors que tous les facteurs objectifs classent le régime qatari parmi eux?» Avant d’ajouter: «Le phénomène ne saurait être compris par l’analyse historique classique, appréciée particulièrement par les historiens marxistes. La structure culturelle, sociale et économique du Qatar au milieu des années 90 n’était en rien différente de celle de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Bahreïn.»

«L’intelligence extraordinaire d’un homme extraordinaire», dit-il

L’explication de cette mobilisation de Hamad Bin Khalifa Al Thani en faveur du printemps arabe ne tardera pas à venir sur le ton de mielleuse serviabilité du valet que Marzouki a toujours été : «l’intelligence extraordinaire d’un homme extraordinaire» (sic!).

Bien sûr, le valet ne s’interroge pas sur la raison pour laquelle cet homme si soucieux d’instaurer la démocratie dans les autres pays arabes a-t-il légué le pouvoir à son propre fils et refuse d’«offrir» la démocratie à son propre peuple, comme il l’a «offerte», empoisonnée et porteuse de désordre, à la Tunisie, l’Égypte, la Syrie ou la Libye. Il feint aussi d’ignorer que l’émir du Qatar, dans cette affaire comme dans d’autres, n’a fait que jouer une partition qui lui avait été dictée par la Maison blanche, lui dont le pays abrite la plus importante base militaire des États-Unis dans tout le Moyen-Orient et qui est souvent chargé des basses besognes contre les peuples de la région que Washington ne se permet pas d’assurer lui-même ouvertement.

Marzouki, qui a tous les défauts du monde (l’arrogance, le narcissisme, la traîtrise et la haine de son peuple), a tout de même un grande qualité : la reconnaissance du ventre. Les Qataris, on le sait, sont immensément riches et payent cher les mercenaires qu’ils emploient. Et Marzouki est le plus minable parmi eux.

«Celui qui ose s’en prendre au Qatar doit être jugé», menace-t-il

Souvenons nous : en 2012, le père de Tamim Al Thani a déclaré avec arrogance, souriant devant les caméras des journalistes tunisiens, dans le salon d’honneur de l’aéroport Tunis-Carthage, où il venait de débarquer, : «Vous voyez comment j’apprends à votre président à serrer la main». Et le larbin de service, qui siégeait alors au Palais de Carthage, n’a rien trouvé à redire pour répondre à cette offense infligée, au-delà de sa «trop petite» personne, à douze millions de ses compatriotes. Ce qui montre que l’ex-émir du Qatar se comportait alors comme avec un obligé et un employé et non pas comme avec un homologue. Et le fait que Marzouki, réputé pour son arrogance et son insolence, se soit tout simplement tu et n’a fait que sourire, confirme qu’il se comportait, pour sa part, comme un valet des Qataris. N’avait-il pas d’ailleurs lancé, à la même époque, aux journalistes tunisiens: «Celui qui ose s’en prendre au Qatar doit être jugé».

C’est lui qui doit être jugé, aujourd’hui, par les Tunisiens pour haute trahison. Et il le sait bien, puisqu’il évite de rentrer dans son pays d’origine et préfère parler aux Tunisiens à partir de Paris où il vit et Doha où il va se faire payer le prix de ses trahisons.

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