Mola (Toulouse) : «Le plan, c’est… de ne pas avoir de plan»

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Champions d’Europe, les Toulousains ne sont pas rassasiés. Ils ne cachent pas viser le doublé. Ça passe par une nouvelle victoire contre l’UBB ce samedi soir en demi-finale du Top 14.

Envoyé spécial à Lille,

Les bienfaits de la semaine de stage en montagne
Ugo Mola : «C’est un luxe au bout de la 57e semaine d’entraînement d’une saison de plus d’un an avoir pu bénéficier d’une semaine aménagée, avec un week-end libre. On a tous pris du plaisir à passer un peu de temps auprès des nôtres, de nos familles au retour de ces quelques jours à Saint-Lary. Ça nous a permis de passer du temps ensemble avec un rythme un peu plus cool. Je crois franchement que les joueurs en ont plein le dos de s’entraîner et qu’il leur tarde de jouer…»

Comment battre à nouveau l’UBB ?
Ugo Mola : «C’est la quatrième fois, et la troisième ces sept dernières semaines, qu’on affronte Bordeaux. Le plan, c’est… de ne pas avoir de plan. On va essayer de s’adapter aux circonstances, à l’arbitrage… Les joueurs vont tenter de provoquer certaines choses. On n’est pas trop coutumier des schémas trop rigides. Dans notre rugby, on a plutôt envie de provoquer les choses, de tenter.»

François Cros : «Le contexte est différent, les cartes rebattues. Nos trois victoires peuvent avoir une influence si on démarre bien le match. Mais si on laisse les Bordelais s’accrocher, les matches passés ne compteront plus…»

Le doublé, un ressort ?
Ugo Mola : «Je n’ai pas besoin de pousser les leviers pour qu’ils prennent conscience de la chance qui s’offre à eux de marquer leur passage au club. C’est une génération flamboyante qui, depuis trois ans, gagne à peu près partout et à peu près contre tout le monde. On est champion d’Europe et premier de la saison régulière en Top 14. La saison est déjà ultra-réussie. Mais je sens bien qu’ils ont encore de l’appétit, qu’ils ne sont pas totalement rassasiés. Le ressort est toujours tendu.»

Romain Ntamack : «Même si la saison est belle avec ce titre européen, notre objectif n’est clairement pas de s’arrêter en demi-finale. On ne se contente pas de ça. On ne se repose pas sur nos lauriers. On voit plus loin. Un échec en demi-finale serait une saison à moitié réussie. Marquer l’histoire du Stade Toulousain ? On ne se le répète pas au quotidien, mais on a tous conscience. Quand on y prête attention, on est tous très fier d’avoir l’opportunité de pouvoir inscrire une page supplémentaire de l’histoire de ce club. Mais ce n’est en aucun cas un poids. Ce doublé, on ne l’évoque jamais. On le lit dans les médias mais pas un joueur n’en parle. Ce n’est pas non plus quelque chose qui nous perturbe. On verra après cette demi-finale. S’il y a victoire, on pourra y penser un peu…»

François Cros : «On est tous des compétiteurs. Malgré la fatigue, la longueur de la saison, ce serait gâcher tout le travail de s’en plaindre ou de s’en servir d’excuse. Au vu de tout ce qu’on a fourni pour être en demi-finale, on ne peut qu’être impatient d’aller chercher quelque chose de plus pour récompenser tout ce travail.»

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