Müller, maillot blanc et longévité : 5 choses à savoir sur l’Allemagne… et pour briller en société

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Premier adversaire des Bleus à l’Euro 2020 ce mardi, l’Allemagne est une habituée des grandes compétitions internationales. Découverte.

C’est par un classique du football international que la France va débuter son Euro 2020. Les hommes de Didier Deschamps se déplacent à Munich pour défier l’Allemagne ce mardi (21h). Une revanche de la demi-finale de l’Euro 2016 qui avait tourné en faveur des Bleus (2-0). Malheur au vaincu dans ce groupe F, considéré comme «le groupe de la mort», où le Portugal champion d’Europe en titre se déplace en Hongrie un peu plus tôt (18h). Avant ce choc franco-allemand, partez à la découverte de la Mannschaft.

Qui sont les joueurs allemands à suivre ?

Sept ans après leur sacre au Brésil, en 2014, quelques champions du monde sont encore dans les rangs de la Mannschaft. Il y a le capitaine et gardien Manuel Neuer, toujours un taulier au Bayern Munich. Il y a aussi le milieu du Real Madrid Toni Kroos, et surtout les deux revenants : le défenseur Mats Hummels et le milieu offensif Thomas Müller, rappelés pour l’Euro après deux ans et demi de mise au ban pour renouveler l’effectif. Aveu d’échec de Joachim Löw ? L’Allemagne peut aussi compter sur son polyvalent leader Joshua Kimmich, que nous voyons bien briller à l’Euro, ainsi que sur ses redoutables attaquants : le milieu offensif de Chelsea Kai Havertz, les ailiers bavarois Serge Gnabry et Leroy Sané ou même l’avant-centre de l’AS Monaco, Kevin Volland. «En attaque, ils (les Français) sont très forts et nous devons être prêts à avoir des actions en un contre un et à les gagner», a toutefois souligné le défenseur de Chelsea, Antonio Rüdiger.

L’équipe de France à l’entraînement avant son choc face à l’Allemagne ce mardi à l’Euro.

Une drôle de dynamique

Avant de recevoir la France ce mardi, l’Allemagne s’est défoulé sur la pauvre Lettonie il y a huit jours (7-1). Mais ce résultat est peut-être un trompe-l’œil : les hommes de Löw ont perdu à domicile le 31 mars dernier face à la modeste Macédoine du Nord (1-2) lors des éliminatoires au Mondial 2022. Le 17 novembre dernier, ils ont été humiliés par l’Espagne à Séville (6-0) dans le cadre de la Ligue des nations. C’était la plus grosse défaite allemande depuis… 1931. On sait déjà que l’éternel Joachim Löw (voir plus bas) laissera sa place à l’entraîneur bavarois, Hans-Dieter Flick, à l’issue de l’Euro. Les Bleus doivent se méfier de talentueux Allemands qui pourraient jouer la carte de l’union sacrée. Mais il est certain que la Mannschaft a commencé des tournois majeurs avec plus de certitudes.

Pourquoi l’Allemagne joue en noir et blanc ?

La France joue en maillot bleu, le Portugal et la Hongrie en rouge, et l’Allemagne en… blanc, couleur absente de son drapeau. Ce n’est pas la seule sélection dans ce cas (Italie, Pays-Bas…), mais le choix reste étonnant. Cela s’explique par les couleurs noires et blanches du drapeau de la Prusse, incorporée à l’Empire allemand lorsque ce dernier a vu le jour en 1871. L’Empire a alors adopté un drapeau à trois bandes horizontales similaire à celui de l’Allemagne aujourd’hui, à l’exception que le jaune était remplacé par du blanc. Il est resté en vigueur jusqu’en 1918. Ces couleurs (rouge, noir, blanc) sont revenues au premier plan en 1933 sous l’Allemagne nazie. Dans le sport allemand, on a adopté une tunique majoritairement blanche pour ne jamais vraiment la quitter. Question de traditions.

La Mannschaft ne rate (presque) jamais un tournoi

En 21 éditions de la Coupe du monde, l’Allemagne s’est inscrite à 19 reprises et s’est toujours qualifiée. Seul le Brésil (21/21) peut en dire autant. À l’Euro, c’est un quasi sans faute. Elle s’est inscrite aux 14 des 16 dernières éditions, et n’a échoué aux éliminatoires qu’une fois : lors de son premier essai, en 1968. Si l’on compare à ses adversaires du groupe F cet été, la France peut se targuer d’un 14/16 à l’Euro, le Portugal d’un 8/16 et la Hongrie d’un 7/16.

Joachim Löw, une longévité historique

En Europe, aucun sélectionneur n’a passé plus de temps sur un banc sans interruption que Joachim Löw en Allemagne. L’ancien attaquant avait pris les rênes de la Mannschaft en juillet 2006, à 46 ans. Il a fêté ses 61 printemps cette année, après pas moins de 194 matches. Si l’Allemagne va en finale de l’Euro, Löw atteindra la barre des 200 matches avant de rendre le tablier, comme cela a été annoncé il y a plusieurs mois. À titre de comparaison, Didier Deschamps (52 ans) n’a dirigé «que» 113 matches à la tête des Bleus depuis son intronisation en juillet 2012. S’il veut titiller le record de Löw, il lui faudrait accompagner la France au moins jusqu’à la Coupe du monde 2026, voire jusqu’à l’Euro 2028. On en est encore très loin.

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