NBA: les Suns irradient les Nuggets, les Sixers matent les Hawks en play-offs

SPORT

En surclassant Denver (116-102), Phoenix s’est quasiment assuré une place en finale de la conférence Ouest. Philadelphie est bien parti face Atlanta, battu 127-111.

Très impressionnant collectivement, Phoenix se retrouve aux portes de la finale de conférence Ouest après son troisième succès d’affilée à Denver (116-102), Philadelphie ayant pris l’avantage deux victoires à une sur Atlanta (127-111) à l’Est, dans l’autre demi-finale jouée vendredi en play-offs NBA.

Phoenix récite sa leçon

Les Suns ont sur le papier un des effectifs les plus équilibrés et complets de la Ligue et cela se confirme de façon éclatante sur le terrain, dans cette série qu’on imaginait plus serrée face aux Nuggets. Or cette victoire, pas plus que les deux précédentes, n’a souffert d’aucune contestation.

Phoenix a shooté à 52% et a encore été mené d’une main de maître par Chris Paul (27 pts, 9/16 aux tirs, 7 passes). Le meneur vétéran, 36 ans, a récité son basket sans trouver une véritable opposition en face – tant mieux pour son épaule droite, malmenée au 1er tour par des Lakers bien plus piquants et combatifs que ne le sont ces Nuggets baignant un peu trop dans l’huile.

À ses côtés, Devin Booker a ajouté 28 points (6 rbds) ce qui n’a pas empêché une excellente répartition des autres tâches offensives, qui plus est avec un usage parcimonieux des tirs à longue distance (12/26), là où bien des équipes en abusent jusqu’à la lie, à l’image de l’adversaire du soir (14/41).

«On s’améliore à chaque match dans ces play-offs, où l’intensité physique et l’ambiance en tribunes n’ont rien à voir avec la saison régulière. Et on se nourrit de ça, peu importe qu’on joue chez nous ou à l’extérieur», a commenté ce dernier.

En face, Nikola Jokic, qui s’est vu remettre son trophée de MVP de la saison, a été le seul à surnager, avec un gros triple-double (32 points, 20 rebonds et 10 passes) qui tendrait presque à masquer le fait qu’il n’a pas vraiment été adroit (13/29), forçant souvent ses tirs.

Car il est un fait indéniable que Jamal Murray, indisponible (rupture d’un ligament croisé du genou gauche), manque terriblement à l’attaque de Denver, qui n’a pas la même folie ni la même efficacité sans lui.

Les Nuggets, qui brillèrent l’an passé en réussissant d’improbables come backs en play-offs, après avoir été menés 3-1 contre Utah puis les Clippers, doivent urgemment trouver une solution ou espérer un miracle. Car aucune équipe n’a jamais réussi à se qualifier à 3-0 contre elle.

Philadelphie serre les boulons

Joel Embiid, avec 27 points inscrits (9 rbds, 8 passes, 3 contres), a guidé Philadelphie pour s’imposer à Atlanta. Ce succès, également fruit d’un véritable effort collectif, permet aux 76ers de récupérer l’avantage du parquet, perdu lors du match N.1, quand les Hawks avaient pris un meilleur départ, dans le sillage de leur machine à slalomer et à scorer Trae Young, alors auteur de 35 points.

Mais depuis, la jeune star a moins d’impact offensivement, car il a une sangsue bien accrochée à ses baskets, en la personne de Ben Simmons (18 pts, 7 passes) qui a fini 2e dans la course au meilleur défenseur de la saison, derrière le Français Rudy Gobert (Utah).

«Mon rôle est de défendre à chaque fois sur le meilleur joueur. Et celui-ci est très talentueux», a déclaré Simmons à propos de Young, qui n’a d’ailleurs pas démérité. Mais ses 28 points (à 9/17, 8 passes) n’ont pas assez pesé, et il n’a pas masqué sa frustration en s’en prenant aux arbitres, à qui il a demandé de mettre des jumelles après des décisions qu’il jugeait mauvaises.

La réalité est que les Sixers ont imposé leur supériorité sans cela, sous les yeux de leur ancienne gloire, Julius Erving, artisan du dernier titre de champion remporté en 1983. Tobias Harris a été un lieutenant efficace d’Embiid (22 pts) et les joueurs venus du banc ont apporté 46 points.

Tant et si bien que Philly a shooté à 58,2% de réussite, tout en se montrant plus costaud physiquement, notamment lors du troisième quart-temps (34-19).

En face, à l’image de Young, il a manqué cette petite étincelle qui force les décisions, même si John Collins (23 pts) et Bogdan Bogdanovic (19 pts) ont eu leur contribution habituelle. Mais les play-offs, à ce stade, requièrent bien plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *