Polo Rider Cup : les stars du maillet se défient au grand galop

SPORT

Douze équipes venues de trois continents et de huit pays s’affrontent à Chantilly lors la première édition du Mondial des clubs.

Sport des rois, roi des sports »… La formule est souvent utilisée pour résumer le polo. S’en contenter revient à nier l’essence de ce sport d’équipe unique. Le cheval n’est pas seulement le meilleur ami de l’homme sur un terrain, c’est aussi son meilleur allié, son compagnon d’aventure, son indispensable alter ego. Et il faut avoir une confiance infinie en lui pour galoper à plus de 50 km/h derrière une petite balle blanche, maillet en main, afin de marquer ce goal et la légende, avec ses trois partenaires. Discipline extrêmement spectaculaire, le polo s’expose du 10 au 20 juin prochain au Polo Club de Chantilly dans le cadre enchanteur de la forêt éponyme, avec une nouvelle épreuve novatrice : la Polo Rider Cup.

Le polo a sa place parmi les grands sports. C’est un grand spectacle, un vrai show.

Olivier Godallier

La première édition de cette compétition lancée par Olivier Godallier (Game Polo) et Benoît Perrier (Polo Club de Chantilly) mettra aux prises douze équipes de clubs accourus du monde entier pour disputer ce qui s’apparente bien à une coupe du monde des clubs. Adoubée par la fédération internationale et par la fédération française, la Polo Rider Cup va présenter au public français quelques-uns des meilleurs joueurs mondiaux, notamment argentins, répartis dans des équipes française, allemande, suisse, américaine, espagnole, russe, chinoise et argentine. Douze clubs, huit pays, trois continents, des hommes, des femmes, des pères, des mères, des fils, des frères, tous joueurs, tous passionnés, tous capables de se lancer dans des cavalcades infernales d’un bout à l’autre du terrain, tous (plus ou moins) prêts à rivaliser d’agilité pour dompter la balle avec ce long mais petit maillet.

Le polo nécessite un engagement toal Evelina Jakovlevskaja

« Le polo a sa place parmi les grands sports, détaille Olivier Godallier, passé notamment par le football, le basket et la moto. C’est un grand spectacle, un vrai show. C’est physique et cela donne des matchs superbes. Il a une image de sport très haut de gamme, réservé aux riches mais c’est un vrai combat. Et cette Polo Rider Cup doit servir à démocratiser son image, à attirer les jeunes. Le but, c’est d’élargir son audience et de montrer qu’il n’est pas réservé à une élite. »
Horacio Areco, le patron de la fédération internationale, confirme l’importance de ce nouveau rendez-vous : « Nous voulons utiliser des événements de polo de qualité et de classe mondiale comme la Polo Rider Cup pour laisser une impression durable et offrir aux personnes qui y participeront, des joueurs aux spectateurs, une expérience inoubliable. »

« On doit continuer à aller vers le public, en créant des animations, en développant des écoles de polo partout, en démocratisant notre sport »

Jean-Édouard Mazery

Réparties en deux groupes et quatre zones, les douze équipes vont disputer, du jeudi 10 juin au mardi 15 juin, une première phase qualificative (avec trois matchs par jour à 11 h 30, 15 heures et 17 h 30), avant de disputer les demi-finales le vendredi 18 juin (15 heures et 17 h 30), la finale le dimanche 20 juin (15 heures) et des matchs de classement les jeudi 17 et samedi 19 juin. « Les meilleurs clubs de chaque pays ont répondu à l’appel. Cette reconnaissance est un vrai succès. La compétition plaît. Et on sait déjà qu’on pourra accueillir seize clubs pour la prochaine édition », complète ­Olivier Godallier.
À défaut de « jouer gros », le polo doit se servir de cette nouvelle compétition pour séduire un public plus large et attirer sur ses terrains de plus en plus de jeunes, de femmes et de joueurs à la recherche de sensations fortes. Cette Polo Rider Cup est l’événement idéal pour poursuivre son exposition et développer sa notoriété. « On doit continuer à aller vers le public, en créant des animations, en développant des écoles de polo partout, en démocratisant notre sport », confirme Jean-Édouard Mazery, président de la Fédération française de polo. Et passionné, comme tant d’autres, de ce sport si particulier qui nécessite un cœur bien accroché, mais pas que, pour briller.

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