Racing-Stade Français : les coups de cœur et coups de griffe de notre envoyé spécial

SPORT

Après la large victoire des Franciliens sur les Parisiens (38-21) en barrage, retrouvez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial.

A Nanterre,

Coups de cœur

Le Racing remet les pendules à l’heure
Il y a six semaines, le Stade Français avait entamé sa folle remontée au classement par un succès retentissant à l’Arena contre le Racing. Un couac majuscule pour les Ciel et Blanc qui les avait réveillés, galvanisés. Et ce vendredi, le club des Hauts-de-Seine a voulu remettre les pendules à l’heure et il l’a fait de manière brutale. Une démonstration de force, d’efficacité et de solidité qui a envoyé un (nouveau) message fort à la concurrence. Il faudra compter sur les Racingmen pour le sprint final. «On veut être champions de France», avait lancé le manager francilien Laurent Travers avant le derby. La Rochelle, adversaire du Racing la semaine prochaine en demi-finale, est prévenue. Ce Racing-là fait peur.

Fickou, bourreau de son ancien club
Au sein d’une ligne d’attaque que certains qualifient de «galactique», Gaël Fickou était l’objet de toutes les attentions. Son transfert en cours de saison du Stade Français vers le Racing a fait couler beaucoup d’encre. Suscité beaucoup de polémiques. Et, après avoir été exempté du récent derby entre les deux clubs, le centre du XV de France a mis d’entrée les choses au point. C’est lui qui a lancé les hostilités en marquant dès la 5e minute, transperçant la défense parisienne. Pour célébrer son essai, il a embrassé son maillot frappé du logo du Racing. Une image qui va encore faire jaser…

L’ambiance était au rendez-vous à l’Arena
Pour ce derby de phase finale, le public était de retour à l’Arena. 5.000 heureux avaient ainsi fait le déplacement à Nanterre et les supporters roses avaient réussi à récupérer bien plus que les 700 sésames qui leur avaient été alloués. Malgré la déroute de leur équipe, les Parisiens ont continué à donner de la voix tout le match. Tout comme les afficionados des Ciel et Blanc tout heureux de la démonstration des leurs. Malgré un gros passage à vide autour de l’heure de jeu.

Coups de griffe

Les Parisiens étaient au bout du rouleau
Auteurs d’une fin de saison en boulet de canon (six succès de rang) qui leur a permis d’accrocher un billet pour la phase finale pour la première fois depuis 2015, les joueurs du Stade Français sont apparus au bout du rouleau. D’entrée, ils ont subi les assauts franciliens et ont fait preuve d’une indiscipline (deux cartons jaunes en première période) qui les a plombés. Manque de tranchant, pas de solutions face à la grosse défense adverse, les joueurs de Gonzalo Quesada (qui a dû adapter sa composition d’équipe pour respecter la moyenne de JIFF) ont sombré. La saison des Soldats Roses était déjà réussie avec cette qualification au forceps dans le top 6. Dommage qu’il ait fallu attendre la deuxième mi-temps pour les coéquipiers d’Antoine Burban se réveillent…

Le Stade Français se tire une balle dans le pied
Difficile de faire pire première mi-temps. Dès l’entame de ce derby, les Parisiens ont été sanctionnés à la pelle. Des fautes à gogo, qui ont d’entrée plombé leur match. D’aucuns diront que l’arbitre Thomas Charabas avaient les Stadistes dans le viseur et qu’il les a trop pénalisés. Sauf que les joueurs de Quesada n’ont jamais rectifié le tir, jamais ils n’ont su s’adapter à cet arbitrage. En face, les Racingmen – en plus de leur froide efficacité en attaque – ont été intraitables en défense et très peu pénalisés. Ils ont inscrit quatre essais en une demi-heure, la messe a été vite dite à Nanterre. Le réveil parisien en deuxième mi-temps n’aura pas été suffisant.

Racing : attention aux coups de moins bien
Le club du 92 s’est hissé dans le dernier carré du Top 14 pour la sixième fois depuis son retour dans l’élite en 2009-2010. Une belle régularité au haut niveau mais, pour aller chercher un nouveau titre après celui de 2016, l’équipe de Laurent Travers va devoir régler quelques soucis de baisse de régime. Après leur récital – aussi bien offensif que défensif – de la première mi-temps, les Ciel et Blanc ont connu un gros trou d’air autour de l’heure de jeu, encaissant trois essais au retour des vestiaires. Relâchement coupable après avoir fait le break ? Peut-être. Une chose est sûre : ce genre de coup de mou pourrait être beaucoup préjudiciable dans une rencontre fermée face au Stade Rochelais. Les Parisiens ont bien essayé d’enflammer le match mais ils partaient de trop loin. La seule rature côté Racing. Mais elle est bien visible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *