Rugby – Top 14 – Stade Français-Lyon : il n’en restera qu’un

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A deux journées du terme de la saison régulière, le verdict commence à se dessiner. Pour cinq clubs – Toulouse, La Rochelle, Bordeaux, le Racing et Clermont -, la qualification est pratiquement acquise (reste encore à déterminer les deux qui iront directement en demi-finales et les deux suivants qui recevront en barrages). Le sixième et dernier ticket va se jouer entre quatre équipes, le Stade Français, Toulon (62 points chacun), Castres et Lyon (60 points). Autant dire que cet affrontement direct entre le 6e et le 9e laissera le perdant sur le carreau.

«Il y a encore de l’espoir, on est encore en vie, résume Pierre Mignoni, le manager du LOU. Il nous reste deux matches de phase finale.» Le premier à Jean-Bouin ce soir donc (21h). Face à un adversaire revenu de loin pour s’inviter à la lutte, porté par une dynamique – 4 victoires consécutives face à Pau (46-32), le Racing 92 (35-29), Brive (31-28) et Montpellier (32-10) – et une confiance renforcée à l’heure de l’emballage, quand les Lyonnais sont sur courant alternatif ce dernières semaines (2 victoires à domicile, deux défaites à l’extérieur).

«C’est souvent quand on n’a pas le choix qu’on réalise nos meilleurs matches»

Le deuxième-ligne lyonnais Félix Lambey

«On sait très bien qu’il faudra sortir une grosse performance face à une équipe difficile. Je veux surtout qu’on finisse ce match sans regret», espère l’ancien demi de mêlée. Pour cela, le trois-quarts centre Thibaut Regard indique la marche à suivre : «il faut tout donner, ne pas calculer et s’envoyer à fond. Ce sera un match de duels face à des Parisiens qui ont de grosses qualités physiques. Mais je ressens une bonne énergie collective. Tout le monde y croit, personne n’a pas baissé les bras.» A l’image de Félix Lambey. «J’ai remarqué qu’on était capable de grosses performances quand on est pied du mur. C’est souvent quand on n’a pas le choix qu’on réalise nos meilleurs matches», tente de se rassurer le deuxième-ligne.

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«Les deux équipes sont en mode ‘’Coupe’’, prévient le manager parisien Gonzalo Quesada. Quand on regarde les dernières saisons du LOU et leurs ambitions, on sait qu’on aura une équipe déterminée face à nous. L’expérience sera plus de leur côté au regard des dernières saisons. Mais, du nôtre, nous avons ce besoin de gagner pour rester en vie depuis plusieurs semaines et, pour le moment, ça nous booste… Je ressens beaucoup d’enthousiasme dans le groupe. C’est une chance de jouer un match comme ça. C’est du bonus. On veut encore rêver.»

Wisniewki, retour-surprise pour le LOU

Une impression confirmée par Kylan Hamdaoui, de retour de blessure pour ce face-à-face décisif. «Le groupe est motivé, il n’y a pas d’autre mot ! Depuis quelque temps déjà, on joue notre saison à chaque match. Ce qui est beau, c’est qu’on a notre destin en main. Mais cela ne passe que par des victoires», a confié l’arrière parisien. Il n’a pas oublié le scénario du match aller, où le LOU s’était imposé sur le fil, 20 à 19, grâce à un essai inscrit par le pilier Demba Bamba à cinq minutes de la fin. «On a progressé de ce côté-là. On se fait quand même encore de belles frayeurs, comme contre le Racing. Mais, même si on se fait peur, ces matches-là, on arrive à les gagner maintenant. Avant, on avait le match en main et on le laissait filer…»

Mieux vaut éviter de réitérer ces approximations, ces mains qui tremblent, face à des Lyonnais dos au mur. Et qui, surprise, pourront compter sur leur maître à jouer, Jonathan Wisniewski. Touché à l’épaule face à La Rochelle le 17 avril, on craignait ne plus revoir sur un terrain l’ouvreur qui a annoncé raccrocher les crampons en fin de saison. Finalement, il va rejouer. Au moins un match. Peut-être deux. Plus, ça dépendra de l’issue de ce décisif Paris-Lyon.

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