Rugby – Top 14 – Top 14 : Bayonne et Pau, thriller à distance pour le maintien

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Si la lutte est acharnée pour les six premières places du Top 14 qualificatives pour les phases finales, il y aura un autre point chaud lors de la 26e et dernière journée, en bas de classement, pour éviter la 13e place. L’Aviron Bayonnais (12e, 45 pts) et la Section Paloise (13e, 41 pts) vont se battre à distance, respectivement face au Stade Français Paris et Montpellier, afin d’éviter de passer par le barrage d’accession/relégation et d’assurer directement leur maintien dans l’élite. 

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Avant la dernière journée, les Bayonnais ont l’avantage sur les Béarnais, puisqu’une victoire et un match nul les sauverait. Sauf que l’Aviron va défier les Parisiens, qui ont besoin d’un succès pour croire à la qualification et viendront donc au Pays basque pour faire un résultat. Dans le même temps, les Palois reçoivent des Montpelliérains qui n’ont plus rien à jouer, après avoir assuré leur maintien la semaine dernière en battant… Bayonne (23-19). Pau, lui, s’était lourdement incliné à La Rochelle (51-27), mais sans avoir démérité.

A chaud, le talonneur de la Section, Lucas Rey, voulait d’ailleurs positiver. «Tout n’est pas à jeter, avance-t-il. La semaine qui vient, je ne sais pas comment nous allons la vivre. Ce que je sais, c’est que nous allons faire tout notre possible pour sauver le club et le laisser en Top 14. Nous devons nous servir du dernier match (contre Montpellier) pour faire grandir notre rugby. Je n’aurais sans doute pas eu ce même discours en début de saison mais les derniers matchs doivent nous servir de travail.»

«Ce groupe a souffert, souffre mais il a une force mentale et une envie d’en découdre»

Sébastien Piqueronies, manager de Pau

Arrivé au chevet du club béarnais début mai alors qu’il ne devait normalement prendre ses fonctions que la saison prochaine, le manager Sébastien Piqueronies, ancien entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans double championne du monde, a récemment reconnu que «ce groupe a souffert, souffre mais il a une force mentale et une envie d’en découdre». Il a cependant également confié qu’il s’attendait à ce que sa nouvelle équipe soit obligée de passer par la case barrage…

Cette fin de saison à quitte ou double «était prévisible», a-t-il avancé auprès de Rugbyrama : «C’était le plan depuis plusieurs semaines. Ce plan s’affine, se confirme et devient encore un peu plus à suspense avec ce point bayonnais. Tant mieux pour le rugby et les spectateurs. En tout cas, ça ne change rien pour nous dans l’optique de préparer ce match-là pour le gagner. A voir s’il faudra en gagner un autre en suivant, ou pas. Notre planning, dès début mai, était précis. Il incluait le 12 juin (jour du barrage). Maintenant, on part sur une dynamique de quinze jours, maximum, sur laquelle il va falloir qu’on se récompense absolument et qu’on soit efficace sur absolument tout ce que l’on entreprend.»

En cas d’égalité, Pau à l’avantage des points-terrains sur Bayonne

La «bonne nouvelle» est venue cette semaine du fait qu’il n’y a pas eu de nouveaux cas de Covid-19 à Montpellier, après celui de Paul Willemse. Ce qui aurait pu entraîner l’annulation de ce dernier match et condamner les Palois, du fait de l’instauration d’une péréquation en fonction des résultats de la saison. Dans ce cas de figure, la Section n’aurait en effet hérité que de 1,75 points, après n’avoir pris que 21 points lors des 12 matches disputés au Hameau (4 victoires, un nul, 7 défaites). 

Autre motif d’espoir pour les Palois : si, au final, ils finissent à égalité avec les Bayonnais, ils finiront devant au classement. La Section a en effet remporté cette saison les confrontations directes entre les deux clubs : un succès à Jean-Dauger (22-23) puis une large victoire au retour (43-33). Soit un cumul de 8 points pour Pau contre un seul (bonus défensif à l’aller) pour Bayonne.

Le perdant de ce duel à distance entre Bayonne et Pau jouera ensuite son maintien, le 12 juin (17h30), sur la pelouse du finaliste malheureux de la Pro D2, soit Perpignan ou Biarritz qui s’affrontent ce samedi (17 h 30). La crainte est grande pour le 13e du Top 14. Depuis l’instauration de ce barrage d’accession/relégation en 2018, le club de l’élite s’est à chaque fois incliné contre le pensionnaire de deuxième division. Grenoble avait en effet été promu en 2018 en battant Oyonnax (47-22), tout comme Brive face à Grenoble (28-22) la saison suivante. De là à dire que le treize porte malheur ?

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