Sacrés à Roland-Garros, Herbert-Mahut font le plein de confiance avant les JO de Tokyo

SPORT

Trois ans après leur premier titre Porte d’Auteuil, le duo a été à nouveau sacré ce samedi face à la paire kazakh Alexander Bublik/Andrey Golubev 4-6, 7-6, 6-4.

A Roland-Garros,

Après la finale féminine, les spectateurs du Philippe-Chatrier sont presque tous restés pour assister à la finale du double messieurs. Les présents ont toujours raison. Et ils ont donné de la voix pour supporter le duo tricolore. Les «allez les Bleus», « allez les Bleus » ont résonné tout au long de cet âpre combat. Les Kazakhes ont pourtant servi pour le match à 5-4 dans le deuxième set mais le duo tricolore a su faire preuve de résilience pour remporter son cinquième Grand Chelem, confortant son statut de meilleur paire de double de l’histoire du tennis français. En rescapés. Au tour précédent, les Français étaient ainsi venus à bout de la paire colombienne Juan Sebastian Cabal et Robert Farah, tête de série 2, après trois sets et trois balles de match sauvées. Le tout dans une ambiance de Coupe Davis, une épreuve chère au duo. «Ce match n’était que du bonheur, avait soufflé Nicolas Mahut. En rentrant sur le court, j’avais des frissons. Les gens nous ont portés, c’était exceptionnel. A la fin, j’avais oublié qu’on avait sauvé des balles de match. Tout le monde était debout. On s’est retenu mais on avait envie de pleurer.»

Les larmes de Mahut

Cette fois l’Angevin n’a pas retenu ses larmes, rattrapé par les émotions avant de soulever avec son complice son deuxième trophée à Roland-Garros. Pierre-Hugues Herbert a lui aussi versé quelques larmes quand il s’est tourné vers son clan et son fils Harper. «On se sent plus riche quand on a un enfant», a-t-il soufflé. Au moment de la remise des trophées, le public a chanté en cœur la Marseillaise et Mahut a éclaté en sanglots. Cette nouvelle victoire du duo offre un joli coin de ciel bleu dans la météo maussade du tennis tricolore.

« Federer prendra sa retraite avant moi. Bon, ça fera un peu plus de bruit que la mienne. »

Nicolas Mahut

A 39 ans, Mahut court toujours. En marge d’un entretien avec le Figaro en fin de saison dernière pour évoquer les dix ans de sa défaite historique face à John Isner à Wimbledon, le match le plus long de l’histoire, l’Angevin avait confié : «Aujourd’hui toute ma programmation est axée sur le double et autour des JO de Tokyo qui demeurent l’objectif ultime, le seul grand titre qui nous manque. Et puis dans notre sport on a la chance d’avoir auparavant de gros rendez-vous comme les Grand Chelems.» Roland-Garros en est un, évidemment. Et le duo a fait le plein de confiance avant Tokyo. Avec la volonté d’effacer les mauvais souvenirs. «A Rio en 2016 on était passé à côté (défaite au 1er tour). Pourtant on avait eu de supers résultats avant.» Si, Mahut, reconnait qu’avec l’âge, «c’est parfois plus dur à l’entraînement à huit heures du matin», l’envie est toujours là. Ce qui lui fait dire sourires aux lèvres. «Federer prendra sa retraite avant moi. Bon, ça fera un peu plus de bruit que la mienne.»

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