Tennis – Roland-Garros – Federer : «Je vois la lumière au bout du tunnel»

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Casquette bien enfoncée sur la tête, visage ne trahissant aucune émotion ou fatigue, Roger Federer a, en conférence de presse, raconté un 1er tour passé sans encombres contre Denis Istomin. Avant des retrouvailles très attendues avec Roland-Garros (depuis la demi-fonale perdue contre Rafael Nadal en 2019), le Suisse manquait de repères (1 victoire et 2 défaites en 2021), il est vite entré dans le match et n’a connu aucune baisse de régime (80% de points inscrits sur son 1er service ; 5 balles de break gagnées sur 13 ; 19 points sur 24 remportés au filet). Du cousu main. Morceaux choisis.

Paris très loin de Genève (où le Suisse avait été éliminé d’entrée contre Pablo Andujar): «La plus grosse différence, si je regarde en arrière, c’est qu’on jouait beaucoup de points très rapidement et je pense que c’est cela qui m’a eu à la fin. Je n’ai jamais pris les 5 secondes que je prends généralement en allant chercher ma serviette, en attendant la foule, quelle que soit la dynamique. Aujourd’hui, j’ai fait un plus gros effort d’attendre un peu plus, plutôt que de jouer point après point comme à l’entraînement pour essayer d’enchaîner le plus de points. Je me suis senti plus à l’aise aujourd’hui parce que j’ai fait l’effort de réfléchir à cela.»

Un cocktail de bonnes sensations: «Je vois la lumière au bout du tunnel mais est-ce que je peux revenir à un bon niveau contre de bons joueurs ? J’espère que Wimbledon sera cet endroit, peut-être qu’il y aura quelque chose ici à Paris, on va voir mais, pour moi, être de retour en pleine santé à Wimbledon, parce que honnêtement l’année dernière, quand j’ai fait la première chirurgie, l’objectif était de participer à Wimbledon l’année dernière. La deuxième opération s’est faite et ensuite la pandémie est arrivée et Wimbledon a été annulé. Je serais donc déjà heureux d’avoir une autre occasion de jouer à Wimbledon.»

Les plaisirs simples de la compétition: «Je suis très heureux d’avoir gagné aujourd’hui, je vais voir comment je vais me sentir demain. Toutes ces choses, faire des entraînements, venir sur le site, voir des gens, tout ce rythme, c’est formidable de retrouver tout cela. Malheureusement, ma famille n’est pas ici et je me préoccupe aussi pour Wimbledon où ils ne seront pas là. Cela fera une différence par rapport à mon rituel de journée mais c’est comme cela, c’est la situation actuelle. Je n’ai pas envie de rester à la maison. Je me réjouis donc beaucoup de beaucoup de choses mais pour être honnête, je ne sais pas où j’en suis. Aujourd’hui, j’ai fait un bon match et j’espère que je pourrai refaire cela contre un autre type d’adversaire.»

Marin Cilic, son prochain adversaire: «Honnêtement, je ne l’ai pas vu jouer l’année dernière. J’ai juste vu qu’il a eu un peu de peine avec ses résultats. Je me suis entraîné avec lui à Genève. Je ne voyais pas un autre Cilic, c’était le Cilic. Il me frappait des revers et des coups droits gagnants dans tous les sens, dans l’appui. Après, j’ai vu un peu contre Stricker. Tout de suite, il était un peu plus prudent. Normal, en match, tu es toujours plus prudent. On connaît, c’est classique.»

Les Jeux olympiques de Tokyo: «Je ne sais pas, j’ai des sentiments ambigus. J’aimerais jouer, j’aimerais que la situation soit meilleure à l’échelle mondiale, qu’on n’ait pas l’obligation de se demander si cela va avoir lieu, si je vais jouer ou pas. Mon souhait, mon rêve, c’est que je puisse jouer, mais cela doit avoir du sens pour moi, mon équipe, ma famille, mon pays. J’attends de voir comment les choses vont évoluer dans les semaines à venir.»

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