Tennis – Roland-Garros – Federer, Mladenovic, Monfils : 5 raisons de suivre la journée à Roland-Garros ce jeudi

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Pour le choc Cilic-Federer

Ce n’est qu’un 2e tour. Il y a encore peu de temps, c’était pourtant l’affiche des finales de Wimbledon 2017 et de l’Open d’Australie 2018. Mais l’homme aux 20 titres du Grand Chelem et le lauréat de l’US Open 2014 manquent de références et de repères pour des raisons différentes. Le Suisse n’a disputé que 3 matches en 17 mois à cause de sa double opération du genou droit en 2020. Le Croate, lui, végète autour de la 40e place mondiale depuis deux ans, loin de son meilleur niveau, lui qui a atteint la troisième place mondiale. Mais même à son meilleur niveau, il a presque toujours subi la loi de l’ancien numéro un mondial. En 10 confrontations, le Bâlois s’est imposé 9 fois, Cilic s’octroyant sa seule victoire voici sept ans sur la route de son titre à l’US Open. Changement de décor en ce printemps 2021 sur le Chatrier ?

Pour l’impossible défi de Gasquet face à Nadal

C’est le match qui animera la session de nuit à partir de 21 heures ce jeudi. Un choc très déséquilibré sur le papier. Les deux hommes se sont affrontés à seize reprises sur le circuit ATP, et l’homme aux treize victoires Porte d’Auteuil s’est toujours imposé. Pour Gasquet, l’essentiel est ailleurs : «C’est une énorme frustration d’avoir perdu autant de fois contre lui. Ça fait dix-sept ans que je le joue et je l’ai jamais battu, c’est comme ça. C’est un kif pour moi de me retrouver à la jouer encore une fois ici, après tant d’années. Voilà, c’est le plus grand joueur de tennis de tous les temps, ça devient fatigant à la longue, mais j’ai envie de faire un grand match». Avec sait-on jamais à la clé un improbable exploit. Une certitude, ce sera dans le silence assourdissant, à l’abri des regards, couvre-feu oblige…

Pour que Gaël Monfils monte en puissance

Après avoir dominé l’Espagnol Albert Ramos en quatre manches, Gaël Monfils pensait affronter un autre Espagnol au deuxième tour. Roberto Carballes Baena, qui vient de le dominer à Belgrade. Ce sera finalement le Suédois Mikael Ymer (105e mondial) qui a fait tomber l’Ibère 6-4, 0-6, 6-4, 2-6, 6-2 en 3h36. Ymer est plus un puncheur qu’un lifteur. Ce profil d’adversaire pourrait permettre à la Monf’ de glaner encore de la confiance sur un court Suzanne-Lenglen acquis à sa cause. Le numéro un français veut y croire. «On bosse pour ça. Ça ne va pas venir du jour au lendemain. Il faut accepter de le faire. Parfois, c’est dur, ce n’est pas dans ma nature d’être aussi agressif. J’ai quand même bien envie de faire moins de fautes, de manœuvrer d’une façon différente. Ça prend du temps. Günter (Bresnik) me l’avait dit. »

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Pour les défis des deux dernières rescapées françaises

Fiona Ferro n’était plus apparue en compétition depuis son abandon le 23 avril à Istanbul en quarts de finale. Et la numéro un tricolore a connu une mise en route difficile en sortant la qualifiée taïwanaise Liang En-shuo, 295e à la WTA, en trois sets. Comme en 2020, elle est arrivée Porte d’Auteuil à court de matches et de sensations. A l’automne dernier, elle avait tout de même atteint les 8es de finale, seulement sortie par la future finaliste Sofia Kenin. Rebelote en 2021 ? La joueuse de 24 ans devra d’abord se débarrasser de Jennifer Brady, finaliste de l’Open d’Australie 2021. L’Américaine n’a toutefois jamais dépassé le 2e tour Porte d’Auteuil. Autre défi tricolore du jour. Celui de Kristina Mladenovic contre l’Estonienne Anett Kontaveit, tête de série 20. Retombée à la 67e place, la Nordiste n’a pas caché son bonheur de retrouver de l’ambiance à Roland-Garros : «C’est un pur bonheur de retrouver le public. J’étais hyper relax, j’échangeais même avec eux.» Et ses supporters ne seront pas de trop sur le Suzanne-Lenglen en dernière rotation.

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Pour admirer le phénomène Cori Gauff

Elle n’avait encore que 15 ans et 8 jours lorsqu’elle a gagné son premier match sur le circuit WTA, en mars 2019 au Masters 1000 de Miami, quelques mois avant de se qualifier pour le tableau final de Wimbledon où elle a atteint les 8es de finale après avoir dominé Venus Williams au 1er tour. La prodige, pure produit de l’académie Mouratoglou, a dans la foulée remporté son premier titre WTA, à Linz (Aut) en octobre 2019. A 17 ans, elle est déjà une valeur sûre du tennis mondial. Opposée à la qualifiée Aleksandra Krunic, la 25e mondiale n’a pas tremblé et s’est imposée en deux sets accrochés. Face à la Chinoise Qiang Wang au deuxième tour, ce jeudi, elle a l’opportunité de monter en puissance face à une joueuse qui n’a jamais atteint le 3e tour à Roland-Garros et d’accéder à son premier 16e de finale à Paris.

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