Tennis – Roland-Garros – Sinner, Swiatek, Musetti : 5 raisons de suivre Roland-Garros ce lundi

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Roger Federer ayant tourné les talons, le haut du tableau a perdu l’une de ses têtes couronnées. Le duel à distance entre Rafael Nadal (aucun set perdu ; 26 jeux laissés en chemin) et Novak Djokovic (aucun set perdu ; 23 jeux égarés) va se poursuivre. Une lutte psychologique pour deux joueurs programmés pour en découdre en demi-finales. Face à eux, en 8es de finale, la nouvelle vague italienne, incarnée par Lorenzo Musetti et Jannik Sinner. L’Argentin Diego Schwartzman (n°10, demi-finaliste de la dernière édition) qui avance sans faire de bruit sera, quant à lui, opposé à l’Allemand Jan-Lennard Struff. L’Américaine Sofia Kenin (n°4), finaliste malheureuse en octobre dernier, rencontrera la Grecque Maria Sakkari. Une journée à suivre dans un tournoi pour l’instant avare en surprises.

Pour Jannik Sinner. En octobre dernier, Jannik Sinner (19 ans ; 19e mondial), dans les frimas d’un match programmé tardivement (débutant à 22h30, avant de se conclure à… 1h30), l’Italien avait, deux sets durant, joué les yeux dans les yeux avec Rafael Nadal. Avant de céder physiquement. Ce quart de finale lui avait permis d’étaler l’étendue de sa panoplie technique et tactique. Lors de leurs retrouvailles à Rome, au 2e tour, l’Espagnol avait encore pris le meilleur. Mais se méfie : «Il est jeune. Il s’améliore semaine après semaine. Il a d’excellents coups. Je vais devoir être solide, être agressif parce que sinon, ce sera très difficile. Ce n’est pas le meilleur quatrième tour, c’est un adversaire dangereux. Je dois être prêt à jouer un niveau de tennis très élevé pour avoir une chance d’être en quarts, et je vais me battre pour cela.»

Pour Lorenzo Musetti. Vainqueur 3-6, 6-4, 6-3, 3-6, 6-3 de son compatriote Marco Cecchinato au terme d’un match spectaculaire, l’Italien Lorenzo Musetti (19 ans ; 76e mondial), va défier Novak Djokovic en 8es de finale. Un rival avec lequel il a déjà partagé des séances d’entraînement mais qu’il n’a jamais rencontré en match officiel: «Bien sûr, il y aura un peu de tension. Mais je pense que c’est cela que je vise depuis mon enfance. Tous les sacrifices, et le travail acharné que j’ai fait depuis mon enfance, cela produit ses fruits maintenant. Donc je profite de chaque instant, et je vais essayer de faire de mon mieux.»

Pour Iga Swiatek. La Polonaise, accrochée au 3e tour durant un set par l’Estonienne Anett Kontaveit a prouvé qu’elle avait les ressources mentales pour faire face au défi de la défense de son titre : «Je suis heureuse de pouvoir être solide, jouer des balles décisives aux moments importants. Cela, c’est essentiel pour moi. Portée par une série de 10 matches consécutifs sans perdre un set à Roland-Garros, elle attaque, entre confiance et méfiance, son 8e de finale contre l’Ukrainienne Marta Kostyuk (81e au classement mondial).

Pour Cori Gauff. L’Américaine s’était révélée au grand public à l’occasion d’un 8e de finale joué à Wimbledon en 2019. Deux ans plus loin (à 17 ans), tête de série n°24, à nouveau installée en 8es de finale en Grande Chelem elle va croiser la Tunisienne Ons Jabeur (n°25). Prête à s’adapter : «Elle est difficile à jouer, quelle que soit la surface, mais notamment sur la terre battue. Il faudra que je sois prête à courir. Elle adore les amorties notamment. Elle ne te donne pas beaucoup de rythme, elle est très bonne aussi sur son revers, et aussi sur son coup droit. Il faut que je m’attende à tous les coups. Avec elle, on ne sait jamais ce qu’elle peut vous sortir. J’ai toujours aimé jouer contre elle. Ça peut être frustrant, mais ce n’est que contre elle qu’on peut jouer des matchs comme ça. Ce sera passionnant.»

Pour Leo Borg. Borg. Un nom de légende. Profondément attaché à Roland-Garros. Il y a quarante ans jour pour jour, le légendaire Suédois remportait son sixième et dernier titre à Roland-Garros. Le dernier en Grand Chelem (11 couronnes). Ce lundi, son fils Leo (18 ans ; 1,83 m ; 77 kg ; 2062e au classement mondial) participera au tournoi juniors. Face à lui sur le court n°14, le Français Max Westphal.

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