Tennis – Roland-Garros – Tsitsipas, Medvedev et Serena : cinq raisons de suivre la journée de Roland-Garros dimanche

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Stefanos Tsitsipas, les choses sérieuses débutent contre Carreno-Busta

Après avoir bien négocié le «canonnier» au service John Isner au tour précédent, Stefanos Tsitsipas doit s’attendre à une toute autre opposition contre Pablo Carreno-Busta, toujours à l’aise sur terre battue. Oublié les échanges courts du choc face à l’Américain, l’outsider grec devra se montrer patient dans les rallyes à venir contre le métronome espagnol, confiant dans son jeu. «Ce sera un match intéressant, très difficile, mais pourquoi pas… Après tout, je joue bien. Je n’ai perdu qu’un set en trois matches», a glissé la tête de série n°12. Avantage quand même au chevelu hellène qui mène 2-0 dans les confrontations directes.

Alexander Zverev, un air de revanche face à Kei Nishikori

«Je vais devoir me préparer pour le service si je souhaite le vaincre. Je dois vraiment travailler sur ma relance.» Kei Nishikori le sait, la qualité de la première balle de Zverev constitue l’une des clés de cette affiche l’opposant à l’Allemand. Le Japonais n’a certes pas retrouvé le niveau de jeu qui avait fait de lui le 5e joueur mondial en 2016 mais il a les armes pour dérégler la machine adverse que l’on sait parfois fragile, notamment sur sa deuxième balle. Les deux hommes s’étaient affrontés à Rome début mai et Zverev s’était imposé dans la douleur à l’issue d’un bras de fer de haut niveau (4-6, 6-3, 6-4).  

Daniil Medvedev, enfin en deuxième semaine à Roland Garros ?

Daniil Medvedev s’est invité pour la première fois de sa carrière au troisième tour de Roland-Garros. Une performance qui tend à prouver que le Russe a enfin passé un cap sur la terre battue, une surface qu’il n’apprécie que très modérément. Tout le contraire de son adversaire chilien, nourri à la terre ocre, mais qui a dû batailler lors de ses deux premiers tours, contre McDonald et Giron, pour se hisser pour la première fois de sa carrière en 8es de finale à Paris. A Madrid début mai, ce dernier avait pris le dessus sur le Russe en trois manches en 8es de finale. Bis repetita ce dimanche ? 

Paula Badosa Gibert, la blonde espagnole au révélateur Vondrousova

Même s’il peut toujours compter sur Garbine Muguruza (13e joueuse mondiale), le tennis espagnol suit de près la trajectoire de Paula Badosa Gilbert, 23 ans, souvent comparée à Maria Sharapova. Même équipementier, même élégance sur le court, la 35e joueuse mondiale est aussi une athlète longiligne, comme la «Tsarine» sibérienne retraitée en 2020. Mais avec ses six titres, elle est encore loin d’avoir égalé son palmarès. Ses résultats depuis quelques mois sont toutefois prometteurs : 65 places de grattées en moins d’un an. Une progression qui fait d’elle la n°2 de son pays. Elle passera un test grandeur nature face à la Tchèque Marketa Vondrousova, finaliste porte d’Auteuil en 2019.

Serena Williams face à une de ses fans, Elena Rybakina

L’Américaine s’est rassurée à Paris sur son niveau de jeu après un début sur terre battue très hésitant. Les disparitions précoces de Naomi Osaka ou d’Ashleigh Barty dans le tableau féminin ont forcément décuplé son appétit. Même si Iga Switek fait figure de grande favorite, la reine Serena a un joli coup à jouer à Paris. Elle aura en face d’elle Elena Rybakina (21 ans), 22e mondiale, dont elle est l’idole. «J’ai déjà été dans cette position où j’ai joué contre des joueuses que j’admirais mais dans le même temps, je voulais absolument gagner le match», a glissé dans un sourire la championne de 39 ans aux 23 titres du Grand Chelem.

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