Top 14 : le Stade Rochelais se présente diminué face au Racing 92

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Avec le forfait de dernière minute de Doumayrou, les Maritimes, déjà privés de Botia, Aguillon et Sinzelle, font face à un casse-tête au centre de l’attaque. Devant, l’absence de Bourgarit pèse lourd également.

Envoyé spécial à Lille,

Jono Gibbes, le directeur sportif néo-zélandais des Maritimes, a beau se forcer à sourire et à plaisanter sur l’estrade qui domine les journalistes dans les entrailles du stade Pierre-Mauroy de Lille, les nouvelles ne guère réjouissantes. Le fer de lance du pack, le talonneur Pierre Bourgarit, est forfait pour la demi-finale contre le Racing. On le savait déjà. Un premier coup dur auquel s’est ajouté ce jeudi un second. Touché au genou le 5 juin contre Clermont, Geoffrey Doumayrou, le régulateur de la défense, a dû à son tour jeter l’éponge. Une absence d’autant plus préjudiciable que le Stade Rochelais était déjà privé, au centre de l’attaque de Jérémy Sinzelle, Pierre Aguillon (blessés) et Levani Botia (suspendu).

En l’absence de ces quatre premiers choix, le staff rochelais va bricoler. En décalant l’ailier sud-africain Raymond Rhule au centre et en lui associant le jeune… ailier de formation Jules Favre (22 ans). Qui ne compte que deux matches de Top 14 à ce poste. Du bricolage face à la redoutable paire francilienne composée de Gaël Fickou et Virimi Vakatawa. «Sur le papier, leur ligne de trois-quarts est incroyable», reconnaît Kevin Gourdon. Qui s’applique cependant, lui aussi, à penser positif. «On a également énormément de qualité derrière. Je leur fais pleinement confiance», assure le troisième-ligne.

Sans Bourgarit et Botia, on a perdu un peu de talent, c’est une réalité

Jono Gibbes

Jono Gibbes enchaîne, insiste. «On a des blessés, c’est comme ça. C’est le rugby. On n’a pas gâché notre temps avec ces soucis. On se consacre aux présents. Peu importe qui joue, celui qui est aligné est prêt à faire le maximum. On a confiance en notre force collective.» Une méthode Coué qui ne le convainc pas complètement lui-même. «Sans Bourgarit et Botia, on a perdu un peu de talent, c’est une réalité. Mais, cette saison, le groupe a su répondre à chaque coup dur. Je prends l’exemple de Jérémy Sinzelle. Pour palier son absence, les autres ont pris chacun un plus de responsabilités pour créer des solutions sans lui, trouver une autre façon de faire la même chose.» Mais la copie est rarement au niveau de l’original…

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