Tops/Flops Espagne-Pologne : Lewandowski maintient l’espoir, Laporte submergé

SPORT

L’égalisation salvatrice de Lewandowski, Jordi Alba homme du match, les nouveaux ratés de Morata… Retrouvez les Tops et les Flops de ce match entre l’Espagne et la Pologne (1-1).

Tops

Robert Lewandowski en sauveur

Un peu esseulé, il a pourtant réussi à mener plusieurs attaques polonaises, se muant parfois en passeur voire centreur pour offrir des solutions. Il viendra finalement enfiler le costume qu’il préfère : celui de renard des surfaces. Sur un centre de Jozwiak, l’attaquant du Bayern Munich vient mettre une tête sublime et puissante qui ne laisse aucune chance à Unai Simon. Pas énormément de ballons touchés, mais suffisamment pour orienter le jeu sur les phases d’attaques rapides.

Jordi Alba, unique détonateur espagnol

Autre joueur un peu esseulé, et lui aussi sur le front de l’attaque malgré son positionnement comme arrière droit. Jordi Alba aura tout tenté pour permettre aux siens de remporter le match, avec de très nombreux centres et incursions dans la surface adverse afin de créer du danger. Le problème étant que ses centres ne sont que rarement repris correctement et sa débauche d’énergie ne saura être récompensée. Si ce n’est pas un trophée d’homme du match, dont il devra se contenter à défaut d’une victoire.

Paulo Sousa et sa tactique ajustée

La Pologne ne nous aura pas proposé un plan de jeu flamboyant, mais le changement tactique opéré par Paulo Sousa pour pallier l’absence de Krychowiak, aura bien posé problème à une Roja au jeu trop stéréotypé. Le 5-3-2 en phase défensive a bien embêté les Espagnols, n’arrivant pas à se procurer d’occasions dans les derniers mètres. Le modèle en 3-4-2-1 en phase offensive a notamment permis à Jozwiak de bien se montrer dangereux, offrant d’ailleurs ainsi le seul but polonais de la rencontre. Un plan de jeu spécial anti-Roja, qui permet aux Polonais de rester dans la course à la qualification en huitièmes.

Flops

Jakub Moder, beaucoup de physique, peu de jeu

Le milieu polonais, venu davantage pour en découdre que pour ressortir le ballon proprement, s’est heurté à la puissance physique de Rodri et Koke. Ses statistiques sont peu avantageuses : seulement 47% de passes réussies, en 35 touches de balle. Heureusement, son compagnon du double pivot Klich aura réussi à masquer certaines de ses erreurs.

Aymeric Laporte, une soirée compliquée contre Lewandowski

Déjà friable sur le premier match de l’Espagne face à la Suède (0-0), le Français a cette fois-ci eu la lourde tâche de défendre sur Robert Lewandowski. Bien accompagné par Pau Torres qui le sauve plus d’une fois, il finira par craquer sur le but de l’attaquant polonais. Lewy s’élève plus haut que tous et vient surtout écraser le défenseur citizen. Pas très à l’aise dans ses relances, avec peu de duels remportés, il doit encore trouver sa place dans cette charnière espagnole, à moins qu’il ne soit déjà trop tard.

Alvaro Morata, entre ombre et lumière

Etre l’unique buteur de l’Espagne et finir dans les flops, c’est le paradoxe crée par Alvaro Morata. Parce que s’il a bien marqué d’un but litigieux, il le doit surtout à son coéquipier Gerard Moreno, dont la frappe filait sans doute au fond des filets même sans sa déviation. Le reste de son match n’est ponctué que d’immenses ratés face à Szczesny. Comme par exemple ce pénalty de Moreno qui s’écrase sur le poteau, que l’attaquant de la Juve avait bien suivi mais qui rate le cadre devant un but vide. Défendu après son match désastreux face à la Suède, il avait gardé la confiance d’Enrique. En fin de match, sujet à de nouvelles critiques, il répond à la télévision espagnole : «Dans ce pays, donner son avis c’est facile et gratuit, je m’en fiche de ce que disent les gens.»

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