Tops/Flops Espagne-Suède: des Espagnols concernés, des Suédois sans idée

SPORT

La bonne implication des Espagnols, le non-match de la Suède et le stade morose… Retrouvez les Tops et les Flops de ce match entre l’Espagne et le Suède (0-0).

Tops

L’implication des Espagnols

Les locaux ont franchement tenté des choses. Avec une équipe joueuse et vraiment à l’aise techniquement, la Roja a livré la prestation qu’on attendait d’elle. Face à une formation (très) regroupée, et visiblement pas venue pour jouer au football, les hommes de Luis Enrique ont fait de leur mieux. Ils sont sans doute tombés quelques fois dans la caricature des passes courtes à outrance, mais contourner ce bloc suédois relevait du miracle.

Alexander Isak, unique élément déclencheur

Il était bien le seul à porter un maillot jaune et à vouloir gagner ce match. L’attaquant de la Real Sociedad est parvenu à poser des problèmes à la défense espagnole alors que ses coéquipiers n’ont cumulé que 25% de possession de balle. Il était proche d’ouvrir le score avant la pause mais, après s’être débarrassé seul de l’arrière-garde locale, voyait sa tentative être miraculeusement détournée sur le montant (41e). Il sert plus tard Berg, une nouvelle fois au terme d’une action solitaire mais son compère d’attaque gâchait complètement cette offrande (61e). Il a su bonifier le très faible nombre de ballons qu’il a manipulé.

Flops

Les intentions suédoises ou le néant

On se demande s’ils sont venus jouer un match de football. Les Suédois n’ont absolument rien proposé en première période, et pas franchement plus dans le dernier acte. Ils se sont contentés de regarder les Espagnols jouer à se faire des passes à n’en plus finir. Aucun pressing, aucune prise de risque, aucune envie visiblement… La chaleur qui habillait cette soirée sévillane est peut-être une des explications de ce manque d’intensité, mais il faisait «que» 28 degrés. Certes il manquait Kulusevski mais l’absence la plus préjudiciable est probablement celle d’Ibrahimovic. Avec l’attaquant du Milan AC, ses compatriotes ne se seraient peut-être pas autant dorés la pilule en Andalousie.

Le choix du stade, dans la lignée du match

Des trois stades qu’abrite Séville, c’est bien l’insipide Stade olympique de la Cartuja que la Fédération a soumis en remplacement de San Mames, initialement prévu. Cette enceinte est aux antipodes de celle de Bilbao. Morose et architecturalement discutable, ce stade reflète l’échec de l’Espagne à accueillir les Jeux Olympiques puisque c’était dans cette optique qu’il était sorti de terre. Le Sanchez-Pizjuan du FC Séville et le Benito-Villamarin du Bétis auraient été bien plus judicieux. Évidemment, il y a des considérations pécuniaires derrière ce choix puisque la Fédération a un contrat pour faire jouer sa sélection à La Cartuja. Un stade à l’image du match qu’il a accueilli.

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